RIDE SE
courants pour aller au pylore, et revient en bloc au cardia,
D'après Rossbach, les mouvements de l'estomac n’existeraient qu'a partir de la région moyenne.
Le rôle de la cravate de Suisse a été décrit par Larger (Thèse de Strasbourg, 1870). Il vit sur un chien «un sillon profond se dessiner depuis le cardia jusqu’au coude stomacal et cela exactement sur le trajet des fibres obliques.…. Nous n'avons pas vu se former un canal complet, en ce sens que les deux faces de l'estomac ne se sont pas rejointes inférieurement sous l'influence de la contraction des fibres obliques, mais les liquides eussent parfaitement pu passer du pylore au cardia ou inversement sans se mélanger aux aliments contenus dans la portion cardiaque. »
D'après ces quelques données sur la physiologie de l’organe, on comprend quel rôle peuvent avoir des compressions lentes, graduelles, imprimées par la main à l'estomac : elles viennent suppléer à l'insuffisance de la contractilité dans la neurasthénie stomacale, comme elles aident à expulser de l'estomac les produits de fermentation, dont l'influence a été si bien mise en relief par M. Bouchard. Dans les cas de paresse du sphinctère pylorique, surtout dans les contractions spasmodiques, elles donneront une nouvelle force à la tunique musculaire et aideront les aliments à franchir le passage resserré, et même à dilater ce resserrement.
Mais pour cela il va sans dire que les procédés brusques sont nuisibles : il faut autant que possible se rapprocher du mode naturel et M. Hirschberg a raison de protester contre les procédés de Zabloudowski, qui emploie dans les.
ças de sténose pylorique, même d'origine organique, les
pressions forcées. Nous reviendrons d’ailleurs sur ce sujet.
Le massage peut donc aider puissamment l'estomac dans
ses fonctions mécaniques.
De plus, comme le fait observer Eccles (Practitioner, 1885), cette énergie du mécanisme stomacal est stimulée par l'augmentation de vitalité de la couche musculaire qui, par le massage, voit sa circulation s'activer et sa nutrition s'accroitre.
Quelle est l'influence du massage sur la durée du séjour des aliments dans l'estomac ?
Dans sa thèse (1886), Chpolianski cite plusieurs expéricnces faites par lui pour répondre à cette question.
Dans l’une d'elles, il fit ingérer du gruau à un individu bien portant, et constata que le gruau séjournait dans l'estomac 1 h. 50°. (Il lavait l'estomac pour s'assurer de la présence ou de l'absence du produit ingéré.) Il répéta la même expérience, mais fit après l’ingestion un massage abdominal de dix minutes : le gruau ne séjourna dans l'estomac que 1 h. 35.
Il fit, une autre fois, ingérer deux œufs: ils restèrent dans l'estomac 4 h. 15’; l'expérience répétée et le massage abdominal de dix minutes pratiqué, les deux œufs ne restèrent que 2 h. 47’.
Enfin, une autre fois encore, il put s’assurer, de la même façon, que 300 grammes de viande rôtie, qui séjournaient dans l'estomac 5 h. 35’, n’y séjournèrent plus que 3 h. 30° après un massage de dix minutes.
Hirschberg, trouvant les expériences de Chpolianski dé-
fectueuses, parce que l'exploration du contenu par le lavage
CPAS
stomacal pouvait faire commettre des erreurs, employa un autre procédé.
« Nous avons administré, dit-il, à une série de personnes atteintes de dyspepsie chronique, de dilatation de l’estomac, ainsi qu'à des personnes dont la digestion n’était nullement troublée, 1 gramme de salol, et nous avons trouvé qu'il fallait de deux heures à deux heures et demie avant de constater les premières traces d’acide salicylique dans les urines. Dans ce point, nos résultats sont en contradiction avec ceux d'Ewald, qui affirme que l'acide salicylique se trouve régulièrement dans les urines une heure après l'absorption du salol, tandis que les expériences de Brunner et de Huber confirment nos résultats. »
Or, répétant cette même expérience sur les mêmes malades, mais en la faisant suivre d’une séance de massage de 10 à 15 minutes, il trouvait la réaction de l'acide salicylique dans l’urine, au moins une heure plus tôt que précédemment. é
De plus, comme Huber, de Zurich, l'avait annoncé, il constata que le massage faisait éliminer beaucoup plus vite l’acide salicylique, la réaction disparaissant bien plus rapidement.
Simons Eccles (Practitioner, octobre 1880) fit, de son côté, les mêmes expériences avec le salol.
Sur 50 cas (sans massage), le salol apparut :
Après 25 minuütes. . 3 fois.
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