AVANTAGES DU FIXATEUR EXTERNE
Les fixateurs externes actuels, munis de guides permettant de visser les fiches d’une façon idéale; peuvent être placés rapidement et sans grandes difficultés. Si la réduction a été bonne ils coaptent solidement les fragments. S’implantant en des points très éloignés de l’os, réunis par un tuteur externe très résistant, l’immobilité qu’ils donneront à l’os sera de beaucoup supérieure à celle que donnerait un moyen quelconque de prothèse perdue, qui en aucun cas ne peut fixer l’os sur une aussi grande étendue. De cette solidité surtout dépend le succès de l’ostéosynthèse.
La prothèse externe est la seule ostéosynthèse dans laquelle le foyer de fracture ne sera pas au contact du matériel métallique. Les grandes critiques adressées au matériel perdu qui retarde la consolidation du cal et joue parfois le rôle d'agent localisateur d’une infection générale; ne peuvent concerner cette méthode.
Elle ne laisse aucun corps étranger dans le membre après la consolidation. Elle évite par là les réinterventions laborieuses rendues souvent nécessaires par l'intolérance d’un matériel incrusté en totalité ou en partie dans l’os. L’ablation des fiches se fait vite et aisément.
La mise en place du fixateur n’écrase pas le périoste comme le fait une plaque vissée au contact de l’os: elle n’oblige pas le chirurgien à le décoller comme cela se fait dans la
synthèse par ruban de parham. Le sang pourra continuer à circuler librement dans les vaisseaux du périoste et apportera les matériaux calcaires nécessaires à la formation du cal.
L'opération elle-même se fait plus proprement que dans la prothèse interne puisqu'elle n’oblige pas à travailler constamment dans le foyer. Les extrémités des fiches qui seront enfoncées dans l’os sont protégées du contact des doigts par les conducteurs. L’asepsie sera donc plus sûre que dans une opération ou l'agent de fixation devra être rivé au contact même de l’os dans le foyer de fracture.
Dans les fractures comminutives elle permet de bien maintenir solidarisés les différents fragments.Dans les fractures exposées ou infectées l’ostéosynthèse qui est impossible si elle est à prothèse perdue, prend l'avantage sur les appareils plâtrés si elle est à prothèse externe, puisqu'elle permet un drainage et une surveillance du membre difficiles à obtenir même avec un plâtre fenêtre.
La solidité de fixation permet à moins de grands délabrements osseux de se passer de tout appareil de contention externe géant.
Les articulations sus et sous-jacentes entièrement libres peuvent être mobilisées dès les premiers jours qui suivent l'intervention cette mobilisation précoce empêche de s’installer les raideurs articulaires résistant parfois à toute thé-
rapeutique.