‹ Contribution à l'Étude du traitement de certaines fractures par ostéosynthèse à prothèse externeChapitre 30 sur 31 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ainsi que toute autre méthode de traitement des fractures diaphysaires, l’ostéosynthèse à prothèse externe ne peut être appliquée à tous les cas.

Aussi minimes que soient les dangers d'infection créés par l'ouverture d’un foyer fermé ils doivent être envisagés dans la discussion du mode de traitement qui sera applique à un cas de fracture bien déterminé. La pensée qu’une suppuration interminable de l’os pourrait survenir à la suite d’une synthèse osseuse, doit écarter ce traitement opératoire pour donner la préférence aux méthodes orthopédiques, dans tous les cas où celles-ci seront capables de donner un résultat satisfaisant.

Sans nous permettre de dire que l’ostéosynthèse à prothèse externe doit être employée dans toutes ces fractures où une synthèse osseuse est nécessaire, nous pensons comme LENORMAND que c’est une méthode trop peu employée à l'heure actuelle, et qui, si elle rentrait dans la pratique courante, rendrait de grands services dans certains cas de fractures compliquées, surtout depuis les modifications qui ont simplifié d’une façon étonnante le fixateur externe, et en ont heureusement facilité l'emploi.

Dans les fractures où l'infection du foyer risquerait de s’accroître au contact d’un matériel métallique. dans les gros dégâts osseux qui nécessiteraient un matériel perdu

trop volumineux qui ne pourrait en aucun cas être supporté, et enfin chez l'enfant dans les fractures diaphysaires irréductibles et exposées qui rendront nécessaires l’intervention sanglante; l’ostéosynthèse à prothèse externe paraît être la seule méthode capable de ne pas donner de gros déboires. Des lenteurs de consolidation du cal pourront s’observer mais quelle autre méthode dans les mêmes conditions aurait pu éviter cette ostéogénèse imparfaite? Avec une technique rigoureuse, les autres inconvénients: irritation de la peau par les fiches, infection venant de l’extérieur, ou coaptation insuffisante doivent être facilement écartées.

Les cas de fractures diaphysaires qui paraissent relever de la prothèse externe et de la prothèse perdue, semblent se résumer aux fractures de l’adulte simplement irréductibles par voie externe et qui ne sont ni exposées, ni comminutives; aux pseudarthroses, et aux cals vicieusement consolidés. Et, ici encore, le fixateur externe garde l’avantage, tout en coaptant avec autant ou plus de solidité les fragments osseux, de ne pas troubler l’ostéogénèse du cal par un contact métallique, et de ne pas nécessiter une réintervention rendue trop souvent obligatoire par un matériel perdu qui n’est plus toléré.

MT ou

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