MANY, JACQUELIN HAAG
D’autres auteurs dressent une liste de causes depuis l’uricémie jusqu'aux insuffisances calciques (SE- DILLOT ).
Mais toutes ces causes ne sont que l’expression d’un
trouble fonctionnel.
Chez les autres, c’est le DESEQUILIBRE NEURO VEGE-
TATIF qu’on rencontrera.
Dans le plus grand nombre des cas, c’est la vagotonie qui domine et les thérapeutiques dirigées dans ce sens se relèveront efficaces pendant un laps de
temps plus ou moins court.
H C’est ainsi que l’adrénaline et ses succédanés, l’éphédrine et la belladone qui donneront des succès
momentanés.
Mais dans un nombre restreint des cas, c’est la sympathicotonie qui domine, les malades sont résistants aux thérapeutiques précédentes et l’emploi abusif de l’adrénaline aggrave à la longue le trouble vagosympathique en déterminant une excitation perma-
nente de l’orthosympathique (Jozy-JACQUErIN).
Enfin dans un certain nombre de cas d’Asthme
grave, c’est l’EPINE IRRITATIVE locale qui dominera.
Cette épine irritative est presque toujours localisée sur l'appareil broncho-pulmonaire, ainsi que le confirme l’examen complet, clinique et radiologique des malades porteurs de lésions des voies respiratoires supérieures bronchiques et surtout pulmonaires : séquelles de broncho pneumonie, ou de gaz de combat, sclérose syphilitique et plus encore de tuberculose larvée peu évolutive discrète à tendance! fibreuse.
En résumé on voit donc que dans cette catégorie d’asthme grave les causes profondes sont toujours compiexes et intriquées et que si parfois l’une d'elles domine la scène, la thérapeutique à sens unique sera
impuissante en face du mal.
B) Il existe d'autre part une autre catégorie d’asthmes où il n’est pas possible de retrouver une parenté morbide.
Toute tentative d'investigation a échoué, toute thérapeutique étiologique a été vaine.
Nous nous trouvons alors en présence d’asthme solitaire fixé à l’appareiïl respiratoire chez lequel on devra en fin de compte soupçonner une origine tuber-
culeuse.