‹ Contribution à l'étude du traitement de certains asthmes graves et rebelles par les sels d'or et la tuberculineChapitre 13 sur 28 · MANY, JACQUELIN HAAG · texte numérisé non relu

MANY, JACQUELIN HAAG

D’autres auteurs dressent une liste de causes depuis l’uricémie jusqu'aux insuffisances calciques (SE- DILLOT ).

Mais toutes ces causes ne sont que l’expression d’un

trouble fonctionnel.

Chez les autres, c’est le DESEQUILIBRE NEURO VEGE-

TATIF qu’on rencontrera.

Dans le plus grand nombre des cas, c’est la vagotonie qui domine et les thérapeutiques dirigées dans ce sens se relèveront efficaces pendant un laps de

temps plus ou moins court.

H C’est ainsi que l’adrénaline et ses succédanés, l’éphédrine et la belladone qui donneront des succès

momentanés.

Mais dans un nombre restreint des cas, c’est la sympathicotonie qui domine, les malades sont résistants aux thérapeutiques précédentes et l’emploi abusif de l’adrénaline aggrave à la longue le trouble vagosympathique en déterminant une excitation perma-

nente de l’orthosympathique (Jozy-JACQUErIN).

Enfin dans un certain nombre de cas d’Asthme

grave, c’est l’EPINE IRRITATIVE locale qui dominera.

Cette épine irritative est presque toujours localisée sur l'appareil broncho-pulmonaire, ainsi que le confirme l’examen complet, clinique et radiologique des malades porteurs de lésions des voies respiratoires supérieures bronchiques et surtout pulmonaires : séquelles de broncho pneumonie, ou de gaz de combat, sclérose syphilitique et plus encore de tuberculose larvée peu évolutive discrète à tendance! fibreuse.

En résumé on voit donc que dans cette catégorie d’asthme grave les causes profondes sont toujours compiexes et intriquées et que si parfois l’une d'elles domine la scène, la thérapeutique à sens unique sera

impuissante en face du mal.

B) Il existe d'autre part une autre catégorie d’asthmes où il n’est pas possible de retrouver une parenté morbide.

Toute tentative d'investigation a échoué, toute thérapeutique étiologique a été vaine.

Nous nous trouvons alors en présence d’asthme solitaire fixé à l’appareiïl respiratoire chez lequel on devra en fin de compte soupçonner une origine tuber-

culeuse.

Page 1