CONCLUSIONS
1°) Les asthmes graves sont une entité clinique particulièrement bien définie et qu’il ne faut pas confondre avec les asthmes aggravés. Ils existeraient dans la proportion de 40 Z des cas d’asthme en général.
2°) Ils ont des caractères cliniques étiologiques et pathogéniques spéciaux qui les font reconnaître par les cliniciens avertis.
3°) Ils relèvent presque tous (76 %) d’une inirication profonde avec la tuberculose: soit tuberculose pulmonaire fibreuse, soit tuberculose atténuée ou atypique, soit terrain tuberculeux.
4°) La thérapeutique anti-tuberculeuse : sel d’or et tuberculine aura une action incontestable sur ces asthmes et elle tend à devenir classique.
5°) Chacune de ces méthodes à ses indications et contre-indications propres, disons seulement que la chrysothérapie est le traitement d’attaque, et la tuber-
culinothérapie est le traitement de fond.
- 6°) Les résulats favorables oscillent entre 50 et 80 % dans les asthmes graves. Les statistiques que nous avons dépouillées et nos observations semblent
appuyer cette thèse.
CAE | AOUES
7°) En résumé, en présence d’un asthme grave, avec crises subintrantes, entraînant une véritable infirmité et résistant à tous les traitements, soit étiologiques, soit symptômatiques, il faut penser à l’imprégnation bacillaire et instituer un traitement par les sels d’or et la tuberculine/ aussi bien dans les cas ou cette
imprégnation est évidente que dans les cas où elle est
douteuse.
' S Vu Le Doyen : Le Président de la Thèse :
BAUDOUIN : TROISIER
Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris :
GiDEL