‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Encéphalite Épidémique par le Salicylate de SoudeChapitre 19 sur 27 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

(Service du Professeur Carnot)

B... François, 35 ans, employé de chemin de fer.

Entre à l'hôpital le 26 mars 1925.

Toujours bien portant autrefois.

En novembre 1919 au cours d’une épidémie de grippe a été malade une quinzaine de jours, il n’a pu voir de médecin à ce moment, il avait une céphalée frontale pas très violente, impression de fièvre, pas de courbatures, pas de troubles digestifs, appétit conservé, pas d’asthénie à la suite. Reprend son travail, va bien.

Vers le 10 février 1920, après avoir passé une bonne nuit ; vers 11 heures du matin, en allant déjeuner il est pris d’une sensation de sommeil invincible qui persiste par la suite. La nuit il dormait quatorze heures, dans la journée si son repas n'était pas servi immédiatement au moment où il se mettait à table, il s'endormait en l’attendant; quand un ami venait le voir, au bout d’un quart d'heure de conversation il s’'endormait.

Au moment du réveil il avait de la diplopie, celle-ci s'atténuait et disparaissait dans les moments qui suivaient. En même temps quelques petites secousses myoclonique dans les membres.

Cet état dure environ un mois.

Dans le courant de mars, ‘ces phénomènes disparaissent, mais par contre apparaissent des courbatures qui deviennent extrémement violentes, empêchant le malade de se livrer

aux moindres occupations, elles siégeaient surtout le long de

ue BA la colonne vertébrale particulièrement dans la région interscapulaire et un peu dans les genoux.

Il marchait lentement avec une allure soudée tout d’une pièce.

Cet état dure jusque vers le 10 avril où ces symptômes s'atténuent.

À partir du 10 il ne persiste plus qu’une grande asthénie, cette attitude figée et cette lenteur de mouvements.

Le 1 mars 1920 il reprend son travail, au bout d'une quinzaine de jours il reprend ses forces, reprend du poids, redevient souple (il aurait augmenté de 7 à 8 kilos en 3 mois).

I reste dans un état tout à fait normal jusqu'en août 1922 où un jour étant à bicyclette il sent un besoin invincible de fermer les paupières. Il se sent fatigué, asthénique, inapte au travail}; il éprouve le besoin d'aller tous les jours dormir pendantune heure après son déjeuner, Par moments ses paupières se ferment involontairement malgré tous ses efforts pour les Maintenir ouvertes, au bout de quelques instants elles s'ouvrent d’elles-mêmes. Il continue son travail mais est obligé de se faire suppléer par des sous-ordres.

En décembre un médecin fait un Wassermann qui aurait été négatif, et une analyse d’urines qui ne montre rien de particulier. Progressivement il se sent plus raide, plus figé, plus lourd, ilexécute ses mouvements avec beaucoup moins de facilité et beaucoup plus de lenteur qu’autrefois.

Léger tremblement mais limité au bras gauche, c’est alors qu'ilentre à Beaujon le 26 mars 1923.

Examen. — Au repos le malade a un facies un peu figé mais non inexpressif, le regard est un peu fixe, mais les yeux

peuvent se mouvoir, les pupilles réagissent à la lumière, on

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