INTRODUCTION
Ignorée jusqu’à ces dernières années l’encéphalite épidémique, depuis que les premiers cas en ont été signalés, a été l’objet d'un nombre considérable de travaux et de publications de toute sorte.
Pour importants et intéressants que soient les progrès que ceux-ci nous ont permis de faire ‘dans la connaissance de cette affection, nous n’en restons pas moins jusqu'ici encore très mal armés quand il s’agit de la combattre.
Or la question du traitement de l’encéphalite léthargique est une de celles qui présentent à l'heure actuelle un intérêt capital.
C'est en effet une maladie relativement fréquente.
Depuis que sa symptomatologie mieux connue à permis d’en découvrir les formes frustes où anormales, les cas s’en s’ont montrés certainement beau-
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coup plus nombreux ; et cela, même en tenant compte des erreurs de diagnostic qu’aurait pu entraîner la tendance naturelle de l'esprit à rattacher à la maladie à l’ordre du jour toute affection mal déterminéc.
C’est en outre une maladie grave.
Grave d’abord du fait de la gravité immédiate que peuvent revêtir certaines formes au cours de la période aiguë.
Les premières statistiques (1917) donnaient une mortalité de 30 à 4o o/o par rapport à la morbidité. En réalité, cette proportion est peut-être exagérée car à cette époque, beaucoup de cas frustes et en même temps bénins ont dû passer inaperçus ou être confondus avec d’autres affections.
Mais c'est aussi, et peut-être même surtout, une maladie grave du fait de ses conséquences éloignées.
Ou sait eu effet avec quelle fréquence, après une atteinte ancienne d’encéphalite épidémique, on a pu assister à l’apparition de troubles nerveux, au premier rang Gesquels, par la fréquence et la gravité, se place le parkinsonisme.
Il serait donc désirable de posséder une thérapeutique eflicace qui, agissant directement contre le virus encéphalitique et le neutralisant, permette de raccourcir la durée de la phase aiguë, d'en diminuer la gravité et permette en même temps de prévenir les complications.
C'est dire que letraitement symptomatique, auquel on est souvent obligé de se résoudre et dont on ne
…——, 9 — saurait nier l'utilité dans certains cas pour améliorer l’état des malades, est cependant insuffisant, qu’il n'est qu’un pis aller et que ce qu'il importe avant tout d’instituer c’est un traitement causal.