OBSERVATION XI
(Due à l’obligeance du professeur Dopter)
Adjudant C...
Antécédents personnels. — Nuls.
Histoire de la maladie. — En décembre 1922 le malade est
soigné à domicile pour une crise douloureuse pour laquelle
il fut fait le diagnostic de rhumatisme articulaire aigu. Le malade souffre d’abord d'une douleur qui débute par l’épaule gauche, avec gonflement, puis gagne le bras, l’avant-bras et les doigts. Au bout de quelques jours il y eut une atténuation de ces phénomènes, mais le processus gagna le membre supérieur droit et s’y installa de la même façon puis disparut.
En même temps le malade ne peut se moucher et accuse
une douleur frontale.
Mais le malade se plaint de céphalalgie, de vertiges, d’in-
somnies, de sensation de vacuité céphalique, de hoquets, de vision pas très nette. IL est transporté à l'hôpital Percy où une prise de sang et une ponction lombaire sont pratiquées sans résultats positifs. Il sort de l'hôpital avec un mois de convalescence, reprend du service pendant huit jours, puis entre au Val-de-Grâce le 3 avril 1923.
L'état général paraît très bon, mais le malade accuse une grande faiblesse générale avec des douleurs rhumatoïdes au niveau des membres inférieurs ; il présente également de la rachialgie et de violentes douleurs dans les épaules et dans la région de la nuque. Céphalée très marquée. Température variant de 373 à 38°6. |
L'interrogatoire apprend également qu'il somnole en permanence, surtout après les repas ; pas de diplopie ni de strabisme. Cependant paresse des réflexes à la lumière. Pas de modification des réflexes rotuliens. Nystagmus dans les mouvements de latéralité de l'œil gauche.
Le malade accuse également une sensation de douleur à la racine des cheveux.
Urines abondantes : 3 litres par jour, pas d’albumine, mais
glycosurie nette 4 gr. 20 en vingt-quatre heures.