CONCLUSIONS
I. — L'insuffisance généralement reconnue des moyens de traitement habituels de l’encéphalite épidémique impose la nécessité d'en étudier d’autres.
II. — Sauf un cas particulièrement grave où le traitement per os s’est montré insuffisant au cours d’une rechute succédant à l'arrêt forcé du traitement par voie veineuse, toutes les formes aiguës d’encéphalite, dont nous avons pu réunir les observations et dans lesquelles letraitement salicylé a été employé et continué pendant un temps suffisamment prolongé, ont abouti à laguérison clinique. L'amélioration a paru dans la plupart d’entre elles nettement coïncider avec l'institution de ce traitement et se développer avec lui ; l'interruption prématurée du traitement coïncidant au contraire avec la reprise des symtômes.
HT. — Expérimentalement le salicylate en solution à 1/20 a paru neutraliser le virus in vitro et un traitement préventif de quatre jours suivi d’un traitement curatif de vingt jours par injections intraveineuses d’une solution à 5 o/o a paru empêcher l’évolution de l'affection chez un lapin inoculé à la cornée.
IV. — Tout s’est done passé comme si le salicylate de soude avait une ection efficace sur le virus
encéphalitique. On ne peut cependant dire encore que ce traitement ait réellement fail ses preuves, l’arrêt de l'épidémie peu après qu'il avait été proposé pour la première fois et l'absence de nouveaux cas aigus depuis, ne nous ayan! permis de recueillir qu'un nombre trop limité d'observations. Telles quelles elles nous paraissent néanmoins constituer un tel élément de présomption en faveur de cette efficacité qu'il justifie dès maintenant l'emploi du salicylate dans le traitement des formes aiguës de l’encéphalite. L'avenir montrera si l’on a ainsi pu prévenir l’apparition de ce qu’on avait appelé les séquelles (formes prolongées, en réalité) de la maladie.
V. — Par contre ces « séquelles » une fois instal- | lées, le traitement salicylé s’est montré sans influence appréciable sur l’état des malades, ce qui s'explique vraisemblablement parce qu’il s’agit là desyndromes déterminés par des lésions déjà fixées, Mais le fait établi par les travaux récents de la persistance du virus en activité dans les centres nerveux des parkinsoniens et de la possibilité de nouvelles poussées aiguësau coursdes formes prolongées pourrait cependant y légitimer son emploi.
Vu : le président de la t hèse, P. CARNOT Vu: le Doyen, ROGER Vu et permis d’imprim er
Le Recteur de l’Académie de Paris