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gros reproche d’avoir une action plus transitoire, le salicylate introduit étant très rapidement éliminé. Schlesser montre qu’il n’y a là qu’une apparence, par une série d'observations personnelles de dosages répétés du salicylate dans les urines de malades soumis au traitement, il montre qu’ « en fait le salicylate ingéré n’agit que lorsqu'il a pénétré dans la circulation, et à partir de ce moment il secomporle comme le salicylate injecté. Le temps perdu par le salicylate ingéré pour pénétrer dans le sang n’ajoute rien à sa durée d’action ».Il montre qu'avec la dose de r gramme de salicylate injecté par voie veineuse l'élimination débute une demi-heure après l’injection, elle se prolonge pendant treize heures environ chez un sujet à perméabilité rénale normale.
Avec la dose de 2 grammes elle se poursuit peudant dix-huit à vingt-quatre heures.
Avec ia dose de 3 grammes pendant trente-six à quarante-huit heures et de la façon suivante :
o gr. 569 de la 1'e à la 6° heure o gr. 714 de la n° à la 18e heure 6 gr. 251 de la 19° à la 24° heure o gr. 157 de la 25e à la 30° heure
puis il n’y en a plus que des traces indosables dans l'urine jusqu’à disparition complète.
Nous en retiendrons cette conclusion pratique que c'est avec la dose minima de 3 grammes que l'élimination se prolonge de façon appréciable pendant un peu plus de vingt-quatre heures et que, par
conséquent, en pratiquant des injections quotidiennes, c’est avec cette dose minima qu’on peut maintenir l'organisme sous l'influence constante du médicament, l’action d'une injection n'étant pas encore complètement épuisée au moment de l’injection suivante.
Un gros avantage de la voic veineuse sur la voie buccale est d'éviter l’irritation du tube digestif par le salicylate. Dans la plupart des cas de rhumatisme articulaire aigu on peut objecter que les inconvénients n’en sont ni si fréquents ni d’une telle gravité qu'ils justifient la légère complication supplé-
mentlaire d'avoir à pratiquer des injections intra- veineuses au lieu de faire prendre le médicament par la bouche. éie
Dans l’encéphalite où le traitement semble devoir être continué pendant un temps assez prolongé, l'avantage d'éviter Plirritation du tube digestif acquiert une importance plus grande.
Il est évident, en outre, que la voie veineuse s’imposera dans les formes graves où il sera difficile ou impossible de faire avaler quelque chose au malade.
Enfin une raison importante de préférer la voie veineuse à la voie buccale pour l'administration du salicylate dans l’encéphalite est qu’il paraît plus efficace par voie veineuse, au moins dans les formes graves : dans l'observation I de Carnot et Blamoulier on voit en effet que la malade, dans un état qui ne permettait pas l'espoir de la moindre rémission, a été améliorée dès le lendemaiz de l'institution du
P. Barry 2 2