‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Exstrophie vésicaleChapitre 15 sur 16 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La dérivation du cours des urines par implantation des uretères dans l'intestin constitue un des procédés les plus satisfaisants, à l’heure actuelle, pour lutter contre l’exstrophie vésicale ;

2° Cette implantation des uretères dans l’intestin et en particulier dans le rectum, peut se faire par la voie intrapéritonéale ou par la voie extrapérito-

néale ;

3° I1 faut préférer les procédés qui empruntent la voie extrapéritonéale à cause de la gravité beaucoup moindre et de leur faible mortalité opératoire ;

4° Parmi les procédés d'implantation des uretères dans le rectum par la voie extrapéritonéale, le procédé de Buchanan, bien qu’il paraisse au premier abord difficile et aveugle, est, en réalité, le plus simple. Il mérite une place à part, étant donné sa facilité d'exécution et sa faible mortalité opératoire, si l’on prend des précautions indispensables. Il consiste dans la dissection isolée de chaque uretère avec une collerette dé muqueuse, dans le tissu cellulaire périvésical, sur une longueur de quelques

centimètres, les deux uretères étant cathétérisés par une sonde spéciale.

Les déux uretères ainsi disséqués sont attirés avec leurs sondes dans. le rectum par une pince qui est introduite à travers une boutonnière faite à la paroi rectale antérieure, On attire les uretères jusqu’à la partie intérieure du rectum où même jusqu’à l’anus, et on les fixe en ce point par quelques fils de catgut qui s'opposent à la réascension trop rapide. Le cathétérisme à demeure des deux uretères pendant les quelques jours consécutifs qui suivent l'intervention paraît absolument nécessaire.

5° Les avantages du procédé consistent dans la facilité et la rapidité de l’acte opératoire, d’où gravité presque nulle de l'intervention considérée en ellemême, étant donné l'absence presque PRES de shock opératoire.

Le procédé peut donc être employé chez des enfants tout jeunes ; :

6° Les inconvénients sont de deux nee.

a) Immédiats. — Ils consistent en accidents urémiques aigus extrêmement graves dus à la tuméfaction inflammatoire des parois de l’uretère, à la compression possible du conduit au niveau de la boutonnière rectale ou de l’anus. Pour éviter ces accidents, il suffit et il est nécessaire de laisser des sondes à demeure dans l’uretère pendant les quelques jours qui suivent l’intervention.

b) Tardifs. — Ces inconvénients sont communs à tous les procédés qui réalisent l'implantation des

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