INTRODUCTION
De tous les médicaments si nombreux préconisés jadis dans le traitement de l'infection puerpérale, il ne reste absolument rien. Les uns comme l'opium, l'aconit, les antispasmodiques en général ne s'adressaient qu'au symptôme douleur et n'arrivaient qu'à masquer Ja gravité du processus infectieux; les autres comme le mercure, l'acide salicylique, la térébenthine, se sont montrés tout à fait indignes de la réputation de spécifiques qui leur était prodiguée par certains auteurs. Le sulfate de quinine, le quinquina, l'acide phénique, l'alcool, ont survécu quelque temps comme antithermiques et toniques à la fois. Leur rôle d’antidéperditeurs est nié des thérapeutes qui leur reconnaissent uniquement la propriété de procurer une exCItation momentanée au préjudice de la santé générale. Comme antithermiques on ne les admet pas davantage. Ainsi que le dit le professeur Pouchet, ces médica-
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ments font tomber la température dans les états infectieux parce qu'ils imtoxiquent les centres nerveux.
Le remède vraiment efficace de la septicémie puerpérale serait celui qui détruirait dans l'organisme le germe infectieux ou neutraliserait l'action de -ses toxines. Malheureusement, nous ne le possédons pas, et malgré les découvertes faites par Pasteur, Doléris et Widal des différents microorganismes qui sont la cause de l'infection puerpérale, le sérum curatif n'est pas encoreconnu. Des espérances ont été fondéeslongtemps sur le sérum antistreptococcique ; mais ni celui de Marmorek, ni celui de l'Institut Pasteur, ni celui du British institut n'ont donné de résultat dans les cas graves. Fry (20) cite une statistique de 35 pour 100 de mortalité; Bar et Tissier (2) rapportent 13 cas dont 6 morts. Davis (12)et Barton Cooke Hirst (3) donnent une statistique presque aussi sombre. Ces tristes résultats s'expliquent facilement étant donnée la diversité des microbes trouvés dans les lochies fétides; nous ajoutons que ce traitement peut être dangereux, puisque Gaulard, Bar et Tissier, citent deux cas dans lesquels la mort était due certainement au serum.
Laissant donc de côté cetre question de sérothérapie désormais jugée, nous traiterons dans un premier chapitre du curettage; nous nous occuperons ensuite de ce qu'on pourrait appeler les adjuvants du curettage ; le Sérum artificiel et les bains froids: nous étudierons enfin les essais nouveaux d'hystérectomie et de laparotomie.
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