L... François, 71 ans, cultivateur
L’affection actuelle remonte au moins à dix ans; à cette époque, accès de rétention aiguë ayant cédé au cathétérisme.
Il y a deux ans, nouvel accès de rétention; cathétérisme à la suite duquel les fonctions se rétablissent à nouveau normalement el le malade ne remarque plus aucun trouble du côté de ses voies urinaires. 4
Il y a deux mois, nouveaux troubles, mictions plus fréquentes, douloureuses. Bientôt rétention. Le malade est sondé par un médecin, puis le cathétérisme devenant impossible, on ratiqua une série de ponetions hypogastriques.
Enfin le malade entre à l’Hôtel-Dieu le 12 avril 1893.
À son entrée, rétention absolue; sans trop de difficulté on parvient à passer une grosse sonde. Les urines retirées sont purulentes. à
13 avril. — Sa rétention persiste. L'état général est mauvais, la température s’élève à 4004.
En présence de ces accidents, on décide la cystotomie.
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Pratiquée le 14 avril, elle fut suivie d’une amélioration notable dans l’état du malade.
Les jours suivants, la fièvre tombe peu à peu, l’état général devient meilleur et le 3 septembre 1893, les renseignements permettaient d’affirmer que le malade était toujours bien portant. |
OBsERVATION XIII. — Thèse Lagoutte,
Cystotomie pour rétention et infection urinaire. — Guérison.
R... François, 67 ans, jardinier.
Début des troubles urinaires au mois de mars 1893 (fréquence de miction, diminution de force et de grosseur du jet).
Au mois de juillet, rétention qui s'établit progressivement et devient à peu près complète. Le médecin appelé pratique trois fois le cathétérisme et envoie le malade à l'hôpital de la Croix- Rousse.
A son entrée, 15 août, l’état général est très mauvais : l'appétit a disparu, la langue est sèche, la déglutition difficile, la vessie est très distendue. Température 3805.
Le cathétérisme évacue un litre et demi d’urines troubles.
Les jours suivants, même état.
Le 21 août, la rétention est toujours complète et les symptômes généraux s’aggravent. Température 3906.
La langue est rôtie ; les urines sont de plus en plus troubles. Cystotomie.
La température s’abaisse peu à peu et revient à la normale qu’elle ne quitte plus à partir du 31 août.
Le 25 septembre, le malade sort dans un état général de santé excellent,
OBSERVATION XIV. — Thèse Michon.
Hypertrophie de la prostate. — Rétention incomplète chronique avec hématurie. — Infection urinaire chronique. — Cystotomie. — Guérison.
Le nommé C..., âgé de .62 ans, entre le 26 mars 1895 à Necker, salle Velpeau, service du professeur Guyon.
Antécédents. — Père et mère morts dans un âge avancé, frère ayant succombé à la tuberculose. Le malade a toujours été bien portant, sans présenter aucune trace tuberculeuse. Nous n’avons à signaler que plusieurs blennorrhagies.
Début des troubles urinaires en juillet 1894 ; fréquence de la miction, mais sans douieur et sans changement d’aspect dans les urines, au dire du malade.
Vers cette date, orchite du côté gauche. Klle évolue sans douleur ; la cause en reste inconnue : ni blennorrhagie ni cathétérisme à cette époque.
Août 1894. — La douleur et le trouble des urines se joignent à la fréquence.
Septembre 1894. — Premièré hématurie peu abondante offrant les caractères de l’hématurie terminale des cystites.
Le malade se sonda lui-même et en éprouva une légère amélioration.
Orchite droite en janvier.
En février 1895, nouvelle apparition de l’hématurie qui reparaît après avoir cessé, mais en changeant de caractère : elle est totale, devient persistante et abondante,
Elle cesse six jours avant l'entrée; les autres symptômes persistent.
L’urèthre est libre ; la vessie peu sensible à la distension ; il reste un résidu de 200 grammes environ,
Prostate volumineuse.
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r#e Polyurie RTA (3 litres à 3 litres 1/2).
Cathétérisme et psg de la vessie au nitrate d'argent à
__ Cetraitement, suivi auparavant, avait déjà amené la cessation de l'hématurie, Mais il y avait des phénomènes fébriles que
S seule calmait Ja sonde à demeure et qui reparaissaient aussitôt
qu'on lasupprimait
Lorsqu'on tardait à la remettre, les accidents s’aggravaient
et l'état général empirait.
L Ceci dura deux mois ; au bout de ce temps, la cystotomie fut
On la pratiqua le 24 mai 1895.
Les suites opératoires furent des plus simples ; dès le lende-
main, la fièvre disparaissait, l'état du malade s’améliorait, Les urines devinrent plus claires, mois la polyurie persista
aprés avoir diminué un moment,
En juillet, l’état du malade était excellent.
| OBSERYATION XV, — Thèse Michon.
ÉRRONRE Na | SEM. garçon épicier, ôgé de 57 ans, entre le 4 juin 1895 à 1 ne . l'hôpital Necker, salle Velpeau, service de M. le professeur Guyon.
__ Antécédents. — Toujours bien portant sauf trois blennorrhagies qui ont été compliquées de rhumatisme dans les talons. Le début des symptômes urinaires remonte au mois de mars 1895, Fréquence de besoins d’uriner, Souvent sans résultat. Dés le début de la maladie, les urines étaient troubles : on ne trouve rien du côté des reins.
Plusieurs hématuries, colorant l'urine de quatre ou cinq mictions à chaque reprise et se reproduisant surtout après des __ fatigues. ; . Douleur et fréquence des mictions dans l'intervalle; urines toujours troubles, 11 entre, le 4 juin, avec une hématurie qui
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dure depuis deux jours. L’urèthre est libre, la vessie se distend facilement, il reste toujours un résidu d'environ 250 grammes d’urines. Pas de polyurie. Prostate non volumineuse.
Traitement. — Cathétérisme et lavages au nitrate d'argent à 1 p. 1000; améliorations.
Les urines étant devenues claires, on voulut au bout d’une semaine, étant donné les hématuries, compléter le diagnostic à l’aide de l'examen endoscopique Get examen fut pratiqué le 11 juin; dès le lendemain, la température s’éleva, atteignit et dépassa bientôt 390. La sonde à demeure n’amena aucun résultat.
Fièvre persistante, langue sèche, diarrhée.
19 juin, cystotomie. Absence de tout néoplasme.
Les phénomènes d'infection ne disparurent pas tout de suite, mais, dès le surlendemain, l’état du malade s’améliorait et, le 1% juillet, il était en bonne voie de guérison.
OBSERVATION XVI. — Thèse Lagoutte.
Cystotomie pour rétention et infection urinaire aiguë