‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De L'Infection Vésicale Par La Taille HypogastriqueChapitre 12 sur 19 · L. Claude, 75 ans, cultivateur · texte numérisé non relu

L. Claude, 75 ans, cultivateur

Légers troubles urinaires depuis plusieurs années.

I y a4 ans, rétention complète. Cathétirisme, tout rentre dans l’ordre.

Depuis un an, mictions fréquentes et difficiles.

I yadix jours, rétention aiguë. Le médecin la lève avec une sonde molle, non sans provoquer une hémorrhagie.

Le surlendemain, les accidents persistent. Cathétérisme impossible.

Ponction sus-pubienne.

Le malade entre à l’IHôtel-Dieu.

Le 2? mai 1893, à son arrivée, ou constate que la vessie remonte à l’ombilic. Le malade est anxieux. Son faciés est animé,

Température rectale, 3903. Langue sale, collante.

L® cystotomie pratiquée donne issue à un flot d’urines louches à odeur fortement ammoniale.

Le malade se rétablit lentement, les troubles gastro-intestinaux persistent pendant les jours suivants.

Le 23 mai, il quitte l'hôpital paraissant en meilleur état et les renseignements recueillis en septembre 1894 nous apprennent qu’il est encore vivant, mais en mauvais état. ;

OBSERVATION XVII. — Thèse Faure.

Rétention et infection aiguës. — Cystotomie. — Guérison.

T. C.,61 ans, charron. Entre à l’Hôtel-Dieu le 4 septembre

Troubles urinaires remontant à un an et plus prononcés après des excès.

Envies fréquentes d’uriner, surtout la nuit, mictions plus abondantes, gêne dans la miction.

Il v a un mois, à la suite d’excès de boisson, il fut pris d’un accès de rétention aiguë. La rétention d’'urines resta complète pendant huit jours et on dut recourir au cathétérisme.

Depuis, ce malade urine d’une façon continue par regorgement.

Le malade a de la fièvre, la langue est sèche, la soif vive.

Cathétérismes et lavages.

Le 9 septembre, la température atteint 41 degrés.

État général grave, langue sèche, rouge sur les bords, le malade est anxieux.

M. Curtillet, en présence de ces accidents, pratique la cystotomie.

Dès le 13 septembre, amélioration notable, mais la température reste élevée; ce n’est que vers le 15 septembre qu’elle revient à la normale.

At

Depuis ce temps, la guérison suit son cours et le maladesort en très bon état le 30 septembre,

OBsERvVATION XVIII. — Thèse Faure.

Prostatique avec rétention d'urine. — Infection aiguë Cystotomie, — Guérison

G..., [., 78 ans, charpentier, entre à l’'Hôtel-Dieu le 10 novembre 1895, pour rétention d’urine.

Blennorrhagie à 18 ans.

Il y a deux mois, début des troubles urinaires: mictions fréquentes et pénibles, surtout la nuit et le matin au réveil. Jet moins fort.

Ces phénomènes s’accentuent après un repas copieux.

Consécutivement, inappétence et insomnie.

Subitement, sans cause connue, rétention le 4 novembre 1895.

Après de nombreux efforts, la miction se fait goutte à goutte. Le médecin appelé ne fait pas de cathétérisme. |

Depuis, le malade urine par regorgement.

À son entrée, la vessie est distendue, la langue sèche, rôtie, l’état général médiocre.

L’'interne de garde passe une sonde et retire un litre et demi d’urines claires.

Le 11 novembre, la miction a toujours lieu par regorgement. Cathétérismes et lavages de la vessie.

Par le toucher rectal, on sent la prostate grosse, bosselée.

12 novembre, langue sèche, grillée. Température 3802, Cathétérisme. Le soir, la température atteint 40°,

Le malade est dans un état grave; une intervention immédiate s'impose.

Par la cystotomie, on donne issue à un litreenviron d’urines troubles.

rare

Dès le 13 novembre, l’amélioration était très notable. Le malade pouvait dormir.

Le 16 novembre, le malade pouvait manger, dormir, et accusait un bien-être inaccoutumé.

OBSERVATION XIX. — Thèse Bonan.

H..., 72 ans, estamené à l'hôpital de la Croix-Rousse, avec une rétention absolue et dans un état grave, le 29 avril 1892.

Depuis longtemps, dysurie qu’il combattait à l’aide d’un

“long fil de fer terminé par une sorte de bouton en os.

Le cathétérisme, pratiqué dès son arrivée à l’hôpital, est difficile et douloureux. L'interne de service pratique une ponction capillaire hypogastrique : on obtient une urine horriblement étide et très trouble. |

Le lendemain, rétention aussi complète. Écoulement purulent par l’urèthre, faisant penser à une prostatite suppurée se vidant dans l’urèthre. Cathétérisme difficile; corpsétranger.

En présence de l’état grave du malade, M. Gangolphe décide de pratiquer séance tenante la cystotomie.

Le tissu cellulaire prévésical présente une coloration verte, gangréneuse.

Pendant huit jours, lavages abondants bi-quotidiens.

Le malade, pendant ce temps, est toujours agité et a le délire : il est vrai de dire que e’est un alcoolique.

Mais, le 24 mai, son état s’était considérablement amélioré, et il était en état de répondre aux questions qu'on lui posait et de lire son journal.

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