‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De L'Infection Vésicale Par La Taille HypogastriqueChapitre 8 sur 19 · HAE · texte numérisé non relu

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Actuellement, état mauvais, râles de bronchite généralisée. ‘Cempérature, 3848. Le sondage présente de grandes difficultés : il est douleureux. |

La sonde à demeure, loin d'amener un bon résultat, semble plutôt aggraver l’état du malade.

On l’opère le 7 avril 1894.

On trouve un calcul phosphatique dans la vessie.

Le 8, aucune amélioration. Température 39°2. Douleurs plus vives. L'état s'aggrave encore ; malade agité; mort le 10.

Autopsie, 11 avril 1894. — L’urèthre est sain, la prostate volumineuse, hypertrophiée.

La vessie est petite, à parois minces ; la muqueuse est de teinte ardoisée.

Le rein gauche a environ son volume normal, le bassinet et les calices sont considérablement dilatés et remplis d'urine purulente

A la surface, plusieurs petits kystes remplis d’un liquide puriforme. Le rein droit présente des lésions identiques, mais est réduit de volume,

OBsERvATION III. — Thèse Michon.

Rétrécissement de l’urèthre. — Abcès urineux. — Infection persistante. — Incision périnéale. — Uréthrotomie interne. — Cystotomie sus-pubienne. — Mort.

Claude R..., 56 ans, entre le 3 juillet 1895 à l'hôpital Necker dans le service de M. le professeur Guyon.

Syphilis en 1895, nie toute blennorrhagie.

în juin 1895, douleur vive pendantune miction. Œdème des bourses et fièvre.

Pendant cette crise, il aurait eu un écoulement.

Le 1er juiliet, la miction devient subitement impossible ; dou-

leurs, fièvre ; abcès urineux qu’on ouvre immédiatement. Mal-

RE

gré cela, la fièvre persiste, les urines sont troubles, le périnée reste induré. On place une bougie filiforme pour aider l'évacuation de la vessie. La fièvre persiste, l’état s'aggrave, la langue est sèche.

1er août. — Uréthrotomie interne et sonde à demeure. Pas d'amélioration.

Du 10 au 14 août, les urines restent troubles. La palpation ne permet de sentir aucune tuméfaction du côté des reins.

Cependant l’état du malade va s'aggravant. Langue sèche, congestion pulmonaire. A trois reprises, frissons violents et avec fièvre, qui vont se reproduisant à chaque tentative de cathétérisme.

. En présence de la persistance de ces symptômes, de l’impossibilité de désinfecter la vessie et malgré la probabilité de lésions rénales, on fait, en dernière ressource, une cystotomie sus-pubienne.

Le 15, le malade reste faible et la fièvre persiste; lavages fréquents, mais la vessie est intolérante.

Le 19, la cystite augmente d'intensité. Température 3905.

La vessie étant devenue moins sensible, on replace le tube de drainage : il s’en suit une amélioration passagère, mais qui ne se maintient pas. Enfin, le 29 août, le malade succombe.

Autopsie. — Rétrécissement multiple de l’urèthre, vessie petite, retractée sans ulcération. Double pyélo-néphrite suppurée ancienne.

OBSERVATION IV. — Thèse Lagoutte.

Cystotomie chez un vieux prostatique atteint d'empoisonnement urinaire chronique. — Malade diabétique. — Mort.

S..., Philibert, 78 ans, cultivateur.

Difficulté pour uriner depuis plusieurs années : il y à trois ans, rétention complète ayant cédé au cathétérisme. Le malade,

à la suite de cette opération, avait appris à se sonder et avait recouru assez souvent à la sonde.

Les deux dernières années, il était forcé d’ uriner toutes les heures environ. L'urine s’écoulait goutte à goutte, au prix de grands efforts.

Depuis un mois, aggravation considérable des symptômes. Cystite intense. Urines purulentes ressemblant à du lait. £angue sèche. Anorexie et cependant pas de fièvre.

Cet homme est diabétique.

Les premiers temps, le cathétérisme est facile; mais vers le 25 novembre, on ire une fausse route qui provoque une hémorrhagie.

L'état général devient mauvais. Cystotomie.

Le 27 décembre, érysipèle occupant tout le dos.

Le 31 décembre, mort.

Autopsie. — Fausse route dans la région bullaire, prostate énorme, cystite purulente, vessie à colonnes. Muqueuse ardoisée. Pyélo-néphrite suppurée, uretères dilatés, du volume d’une plume d’oie, remplis de pus. Reins sclérosés.

OBSERVATION V. — Thèse Lagoutte.

Cystotomie pour empoisonnement urinaire d’origine prostatique. — Mort. — Pyélo-néphrite.

G... Charles, 70 ans.

Le début des troubles urinaires remonte à un anenviron(mictions plus fréquentes, diminution de volume et d’amptitude du jet, gêne de la miction.)

Depuis un mois, le malade est forcé de se sonder fréquemment lui-même

Enfin, depuis’ huit jours, miction impossible sans cathétérisme. C

Depuis plusieurs mois, l'état général s'était altéré (troubles digestifs), céphalée. Fin juin 18983, il s'aggrava brusquement.

Hoquet, frisson après chaque cathétérisme, langue séche, anorexie absolue, vomissements. Température, 4007:

24 juin. — Bien que la sonde pût passer facilement, en raison de cet état grave, M. Poncet décide de pratiquer la cystostomie. =

25 juin. — Pas une goutte d'urine ne sort par la plaie. On sonde le malade. | . 86 juin. — Une sonde placée dans la plaie assure l’écoule-

ment.

27 juin. — L’étatest toujours grave. Hoquets, vomissements, urines peu abondantes. Malade indifférent à tout. |

Le 29 juin. — Légère amélioration. Langue meilleure. Température 380, :

no juillet. — Le malade sort, paraissant guéri et le 10 juillet on le ramène mourant.

Autopsie. — Rien du côté de l’urétro-prostate.

Vessie dilatée à cellules, teinte ardoisée de la muqueuse , urines purulentes et fétides.

- Uretères légèrement dilatés à la partie inférieure. Les reins présentent des lésions anciennes de pyélo-néphrite.

OBSERVATION VI. — Thèse Lagoutte.

Infection urinäire chronique. — Cystostomie. — Mort.

F... J.-B.,74 ans, cultivateur, entré le 15 juillet à l'hôpital de la Pitié, service de M. Reclus.,

Début des troubles urinaires en 1888 (fréquence des mictions, sensation de pesanteur au périnée, diminution du jet).

A cette époque, séjour à l’hôpital Necker, dans le service de M. Guyon, amélioration à la suite du traitement. En janvier 1891, accès de rétention aiguë qui céda en deux où trois Jours. |

Mais depuis, les troubles ne font que s'accentuer.

Le 12 juillet. — Nouvel accès de rétention qui amène lepatient à l’hôpital.

À ce moment, le malade urine par regorgement, on essayé de pratiquer le cathétérisme, on constate l’existence de fausses routes dûes à des tentatives précédentes.

Enfin M. Reclus parvient à passer une sonde à béquille n° 17 qui est laissée à demeure.

Les jours suivants, lavages boriqués pratiqués régulièrement.

23 juiilet. — On enlève la sonde et on passe des Béniqués (31 et 32).

25 juillet. — Nouvelle exploration au moyen des Béniqués, mais à la suite, il est impossible de replacer la sonde à demeure.

Le soir, à deux heures, nouvelle tentative infructueuse : on ponctionne la vessie.

27 juillet. — M. Reclus essaye, sans résultat, de replacer la sonde. Nouvelle ponction qui donne 1800 grammes d'urine ; langue suburrale, diarrhée, teint jaunâtre, état général grave.

28 juillet. — Même état, nouvelle ponction qui ramène un litre d’urines fétides, température 3803.

29 juillet. — M. le professeur Poncet pratique la cystotomie.

La paroi abdominale est remplie de produits inflammatoires

indiquant la formation d’un phlegmon prévésical. La vessie est remplie d’urines purulentes, horriblement fétides.

Le lendemain, le malade paraît en voie d'amélioration, la température revient à la normale.

Mais les jours suivants, les symptômes d’'empoisonnement urinaire continuent à évoluer, la température remonte, la lan- gue est rôtie.

L’auscultation révèle des signes de broncho-pneumonie. Enfin, le 4 août, le malade meurt. |

Autopsie. — (Edème et congestion des deux poumons, cœur hypertrophié, foie cirrhotique avee un kyste hydatique à parois calcifiées.

L’urèthre présente deux fausses routes en arrière de la symphise pubienne.

Prostate hypertrophiée avec lobe médian.

Vessie à colonnes, à parois épaisses. En avant d'elle et derrière la symphise, collection purulente. |

Uretères légèrement dilatés à la partie inférieure.

Reins remplis de petits abcès miliaires disséminés surtout dans la substance corticale.

OBSERVATION VII. — Thèse Boutan.

Jean-Baptiste C..., 70 ans, cultivateur, entre à la Pitié, salle Michon, le 29 janvier 1893.

Le malade s’est toujours bien porté ; ce n’est que depuis trois ans qu’il s’est aperçu que la miction devenait difficile, il ne parvenait à uriner, et encore difficilement, qu'après de nombreux efforts.

Brusquement, il fut pris de rétention qu’un médecin leva facilement par le cathétérisme avec une sonde rouge. Le lendemain, les urines reprirent leur cours, mais les envies restèrent fréquentes et commencèrent à s’accompagner de douleurs.

Son état général, lors de l’entrée à la Pitié, est mauvais ; il entre avec une rétention datant de quarante huit heures; le cathétérisme essayé en ville n’avait pas pu vaincre la rétention.

M. Tillaux pratique le cathétérisme avec une sonde métal-. lique de calibre ordinaire; il s'écoule une certaine quantité d'urine sanglante, sans odeur notable. Pas de calcul dans la vessie.

On remplace la sonde métallique par une sonde en caoutchouc et on fait un lavage avec de l’eau boriquée. Le malade se trouve soulagé.

Le soir, cathétérisme difficile ; la sonde est laisséeà demeure.

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-Les jours suivants, la sonde fonctionne bien, mais le malade est forcé de vider constamment sa vessie ; les douleurs deviennent bientôt si intolérables qu’il arrache sa sonde.

- Le 1er février, le malade se plaint beaucoup; on réintroduit une sonde; l'injection qu’on fait ne ressort pas; par l’aspiration on arrive à retirer une grande quantité de liquide noirâtre.

La sonde est laissée à demeure; mais, dans la journée, qe

ne fonctionne pas et le malade souffre beaucoup.

Le soir, on débouche la sonde par aspiration et, om fait un lavage à l’eau boriquée.

2 février ;.mêmes difficultés pour évacuer l'urine, pour les lavages et l'introduction d’une nouvelle sonde ; le malade se plaint de ne pouvoir pas supporter de sonde à nat

La sonde n’évacuant-pas les urines et le malade ayant des envies incessantes, l’interne de garde, fait une ponction aspiratrice hypogastrique mais ne recueille que peu de liquide.

Le malade est momentanément soulagé.

Le 3 février, le malade ne peut plus supporter la sonde.

Le 4 février, M. Tillaux pratique la cystostomie.

On recueille une urine à flocons blanchâtres, à odeur ammoniacale et foncée. |

Les jours suivants, le malade, qui s Ft Route soulagé, peut dormir.

La température, qui était de 38° avant l'opération, revient à la normale.

Mais, vers le 6 février, 18 malade commence à souffrir ‘dans la région des reins ; en même temps, on note quelques signes de congestion pulmonaire.

= Les urines sont encore troubles. L'état général s'aggrave; la température reste cependant aux environs de la nouvelle, Mais le malade offre l’aspect des cachectiques urinaires. Diarrhée, incontinence des matières, langue sèche. Enfin il meurt le 10 février.

L'autopsie, faite trente heures après, démontre l’existence de congestion pulmonaire et de pyélo-néphrite suppurée,

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OBsERvVATION VIII. — Thèse Bonan.

M..., 75 ans, vieillard très amaigri par des troubles urinaires remontant à de longues années.

Il a une prostate volumineuse.

La cystotomie est pratiquée le 2 avril 1890.

On y avait eu recours parce que ce malade, vieux prostatique, était atteint de cystite purulente. Forcé de se sonder au moins toutes les demi-heures, et le cathétérisme étant difficile, on préféra d'emblée recourir à la cystostomie.

La cystite était compliquée de péricystite.

Le malade mourut le 4 avril et l’autopsie révéla des lésions de pyélo-néphrite suppurée.

OBSERVATION IX. — Thèse Auneau.

Cystite purulente.—Cathétérisme douloureux.— Cystotomie — Mort.

Homme de 75 ans, très cachectique. Miction difficile et toujours incomplète, urines chargées d’un abondant dépôt purulent. Pas de douleur rénale. Cathétérisme difficile et douloureux.

Le 15 juin, on pratique la cystotomie.

L’urine depuis s'écoule librement, maïs l’état reste très précaire.

Le malade s’éteint le 24 juin.

À l’autopsie, on ne trouve qu’un seul rein. le rein droit, qui est atteint de néphrite parenchymateuse et parsemé de kystes.

Pas de trace du rein gauche, rien non plus qui représente l’uretère correspondant.

OBSERVATION X. — Thèse Auneau.

Rétention complète chronique, — Cystite purulente.

D..., Jean, entre à la Pitié, dans le service de M. le docteur Lejars, le 5 décembre 1893, pour accidents urinaires avancés.

Ce malade n’accuse qu'une blennorrhagie, sans complication, comme antécédent pathologique.

Les premiers troubles urinaires remontent à deux ans, époque à laquelle à la suite d’une grande fatigue, il aurait été pris de douleurs en urinant. Malgré un traitement par les balsamiques, il fut forcé de s’aliter pendant trois mois. :

Survint une amélioration suivie d’une rechute qui le fit entrer à Beaujon où il se reposa vingt jours.

Jamais desang dans les urines qui, restées claires pendant un an, laissent au fond du verre un abondant dépôt purulent. La miction est lente, douloureuse, incomplète. Douleurs intenses la nuit. Constipation opiniâtre. Mauvais état général. Amaigrissement, facies terreux desurinaires, vomissements fréquents. Pas de fièvre. :

La vessie est distendue. Le cathétérisme est facile, quoique douloureux.

La prostate est hypertrophiée en tout sens.

On place une sonde à demeure qui laisse passer trois litres et demi d’urines troubles. Mais, l’état du malade s’aggravant, on enlève au bout de trois jours la sonde à demeure et M. Lejars pratique la cystostomie sus-pubienne.

Incision, lavage et drainage de la vessie.

Les jours suivants, on continue les lavages ; le pus diminue, mais l’état du malade ne s'améliore pas. Il ne peut même plus supporter le lait; enfin le 17etle 18, les vomissements qui avaient cessé reparaissent, le délire survient et il succombe dans la nuit.

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