‹ Contribution à l'étude du traitement de l'invagination intestinale aigué du nourrissonChapitre 25 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Le traitement de l’invagination intestinale du nourrisson, médical au début, médico-chirurgical ensuite, avait fini par devenir uniquement chirurgical, du moins en France. ;

On reprochait à la méthode du lavement simple d’être une méthode aveugle. |

Ce reproche ne peut pas s’appliquer au lavement opaque donné sous le contrôle des rayons X ; aussi depuis que l’on a utilisé ce moyen, depuis 1927, un revirement s’est produit et aujourd’hui presque tous les chirurgiens en France et à l’étranger semblent ladmettre, du moins comme premier temps du traitement.

Le lavement doit être donné près de la salie d’opération, car en cas d’échec, l'opération doit être immédiatement pratiquée et là dessus tout le monde aussi est d’accord.

Le traitement de l’invagination est donc redevenu médico-chirurgical.

On commencera par le lavement. La question de technique est importante : il faut une bonne instrumenta- |

tion,

NE

Pour savoir si la réduction esL complète, on se basera surtout sur les images radiologiques spéciales de l’invaginalion : l'étude de leur interprétalion est donc très importante et il faut que le chirurgien ia connaisse bien.

Il faut qu’il sache bien aussi palpèr une fosse iliaque, car la recherche du boudin a également son importance.

On peut affirmer la réduction, et par conséquent la guérison, quand, après avoir constalé des images d’invagination dans le cadre colique, on remarque un passage abondant de baryte dans le grêle et que de plus la palpation du boudin est redevenue négative. ® l'y a là un lest absolu de réduction complète, et, dans ce cas, on ne doit pas opérer. La double invagination, exceptionnelle, ne doit pas être un épouvantail.

Au contraire, dans les cas douteux, même quand le: cæcum s'est très bien rempli, la règle doit être d'opérer, , surtout pour ceux qui n’ont pas une grande habitude de l'interprétation des images radiologiques.

“L'opération, grâce au refoulement du boudin par le lavement, pourra se faire par incision latérale droite, incision de beaucoup supérieure à la médiane.

Eile se fera plus ou moins haut, suivant l'emplacement de l’invaginalion vue à la radioscopie.

On lâchera d'empêcher l’éviscération du grêle et on insisiera d'autant plus, pour les manœuvres de réduction manuelle, que la mort du nourrisson est presque fatale apres uné résection d'ihlèstins "00 ut ou.

Bien que la méthode mixte soit encore te on: à

déjà enregistré de beaux résultats et cela n’est pas élonnant, car elle offre de précieux avantages. On peut dire dès aujourd’hui que schématiquement :

— dans un tiers des cas au moins la guérison sera obtenue sans opération, même de vérification,

— dans un aulre tiers, l'opération consistera en une simple exploration de la fosse iliaque,

— dans le dernier tiers, il faudra une vraie opération, mais grâce à l’incision à droite elle sera peu choquante.

On peut donc conclure que l’invagination intestinale du nourrisson,trailée précocement par lavement opaque, sans ou avec opération complémentaire, est devenue une affection bénigne.

Le Doyen, Le Président de thèse, ROUSSY. OMBRÉDANNE.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, S: CHARLÉTY.

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