RATS
ce qui explique pourquoi nous avons jugé nécessaire d’en faire un rapide exposé.
S L. Greffes de corps thyroïde. — Jamais, à notre connaissance, on n’a fait en vue du traitement de l'obésité des greffes thyroïdiennes. Ces greffes d’ailleurs pratiquées par Kocher, de Berne, Lannelongue, Bettencourt, Merklen, etc.., ne donnèrent qu'une amélioration passagère dans le myxædème, et furent rapidement délaissées.
C'était d’ailleurs un procédé délicat, complexe, et peu pratique.
$ II. Injectirns hypodermiques d'extraits thyroïdiens. — Après la greffe on eut recours aux injections hypodermiques d’extraits thyroïdiens, fabriqués de différentes manières, mais présentant de grands points de ressemblance. La plupart n’offraient que des différences de détail dans leur préparation ; différences qui avaient pour but unique de posséder un liquide renfermant le maximum de principes actifs, aussi aseptique que possible, et se gardant sans altération pendant un certain temps. Mais comme les serums antitoxiques de Roux, Behring, Marmoreck, etc, on ne pouvait passer ces extraits à l’étuve, qui aurait détruit presque certainement le ou les principes actifs, encore inconnus d’ailleurs.
Gley divisait avec des ciseaux le corps thyroïde qu’il broyait dans un mortier avec de l’eau salée
| ASE et du sable. Il soumettait alors ce magma à la presse et filtrait sur de la porcelaine, sous faible pression, soit sur du papier ou du colon de verre. Les résultats démontrèrent que, filtré sur du coton de verre, le iiquide était beaucoup plus aetif. Ce qui se comprend d’ailleurs, le coton de verre retenant beaucoup moins de substances albuminoïdes que la porcelaine.
Le procédé de Murray consiste à placer la glande dans un tube de verre avec un centimètre cube de glycérine pure, et un centimètre cube d'acide phénique à 0,05 0/0. Il bouchait le tube avec du coton hydrophile, et leconservait pendant24heures, dans un endroit frais, à l’abri de l'air. Au bout de ce temps, il l’exprimait dans un linge fin, et avait ainsi trois centimètres cubes d’un liquide rougeûtre.
D’Arsonval faisait macérer 100 grammes de
glande thyroïdienne, coupée en tranches minces,
dans 100 centimètres cubes de glycérine pure, marquant 30° à l’aréomètre. Après 24 heures de macération, on filtre à la bougie d’alumine sous pression de cinquante atmosphères dans l’appareil à acide carbonique. Le liquide était ensuite conservé dans des ampoules aseptiques.
Simplifiant tout cet appareil, Robin, de Lyon, exprimait simplement le corps thyroïde, et se servait pour ses injections d’un liquide trouble et rougeâtre.
Pour faire ces divers extraits, on s'est servi