‹ Contribution à l'étude du traitement de l'obésité Par le Corps ThyroïdeChapitre 12 sur 25 · D QE · texte numérisé non relu

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surtout en Angleterre de thyroïde de mouton ; plus rarement de porc ou de veau. |

Gley et Vassale ont constaté qu’ils eurent des résullats meilleurs avec la glande de bœuf, et lui

donnèrent la préférence,

S HL Médication par l'appareil digestif.

— L'extrait glycériné de Murray, préparé comme pour les injections hypodermiques, fut donné également par la voie buccale ; mais à une dose quatre fois plus forte.

Ehbers, le premier, donna le corps thyroïde décortiqué, cuit, haché, et préparé différemment suivant le goût culinaire de ses malades, mais il avait soin de leur faire absorber, en même temps, tous les liquides qui avaient servi à la cuisson de la glande.

Peu après, il administra la glande crue, finement hachée et roulée en boulette à la manière de la viande crue dans la chlorose.

Pour éviter la répugnance causée à certains malades par l’absorption de glande crue en nature, Vermehren a préparé une substance qu’il appela thyroïidine. Pour fabriquer ce produit Vermehren a recours aux manipulations suivantes : Des glandes thyroïdes, fraîches, décortiquées, sont réduites en bouillie, puis additionnées d’un poids double de glycérine. Ce mélange est laissé au repos au frais pendant 24 heures. On filtre le liquide sur du coton hydrophile, et par l'alcool

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absolu, on précipite une substance qui, lavée à l'alcool et desséchée dans le vide, constitue la thyroïdine. Cette poudre est absorbée soit en cachets, soit en pastilles, ou en tablettes.

Chaix et Remy, en France, ont préparé des pastilles ou tablettes de thyroïde, en employant des glandes fraîches soigneusement disséquées, et coupées en tranches, qu’ils dessèchent ensuite à une température très basse. Les glandes sont alors pulvérisées et comprimées en tablettes. Chaque tablette équivaut à 25 centigrammes de l'organe frais, et cinq tablettes correspondent environ à un lobe thyroïdien de mouton.

Parmi tous ces modes d'administration du corps thyroïde, quels sont ceux que l’on doit préférer ?

Les injections hypodermiques d'extraits doivent être lotalement délaissées pour de nombreuses raisons. Un des plus graves reproches qu'on puisse leur faire, c’est la difficulté que l’on a de se procurer un liquide toujours aseptique, à cause des nombreuses manipulations faites pour avoir cet extrait. Ces extraits ne peuvent se trouver que dans les grands centres ; comme tous les liquides organiques, ils s’altèrent rapidement, et sont loin d’être à la portée de tous.

Il faut ajouter que la composition varie nalurellement, suivant leur fabrication, et qu’on ne peut jamais savoir exactement la quantité de principes aclifs injectés.

Ces injections nécessitent enfin des précautions

antiseptiques extrêmement minutieuses, el malgré out, sont assez souvent suivies d’abcès.

Pour toutes ces raisons, elles sont et doivent être totalement délaissées.

L’extrait thyroïdien ingéré par la voie buccale, comme ont fait quelques auteurs, est sans doute préférable, mais pourquoi faire subir à la glande toutes ces préparations, quand il est si facile de la faire prendre fraîche et crue ?

La glande fraîche est facile à se procurer, mais il arrive quelquefois que, par suite d’une erreur, les malades absorbent du thymus au lieu de glande thyroïde, et naturellement les résultats sont nuls.

L’absorption de la glande en nature, finement hachée, jetée dans du bouillon, ou roulée en boulettes, dans du sel ou du sucre, un peu avant les repas, est commode, facile à faire, et a l'avantage sur les extraits, tout en produisant des effets au moins aussi marqués, d’occasionner moins d’accidents.

Certains malades ont une répugnance assez marquée pour ce mode d'absorption, ou bien le supportent assez bien pendant quelque temps pour se lasser, et se dégoûter ensuite. Nous devons faire remarquer cependant que ni dans nos observations personnelles, ni dans celles que nous publions nous ne trouvons consigné ce fait. C'est d’ailleurs là un bien petit inconvénient. C’est alors au médecin à user d'artifices variables pour

masquer le goût, la saveur el surtout l'apparence de cette prépara ion.

Les pastilles de thyroïdine de een on sans contredit de grands avantages, elles sont de beaucoup supérieures aux extraits, s’absorbent facilement, et peuvent se conserver. On peut leur reprocher de ne contenir peut-être qu’une partie des principes actifs ? La où les substances, entrant dans la composition du corps thyroïde, étant inconnues ou tout au moins fort mal connues, qui pourrait soutenir que quelques-unes d’entre elles ne se dissolvent pas dans l'alcool?

En France on emploie assez couramment les tableltes de thyroïde de Chaix et Remy. A notre avis, elles offrent des avantages considérables et incontestables. Elles sont réellement efficaces, et on peut s’en convainere facilement en lisant nos observations, elles donnent les mêmes résullats que la glande en nature, elles sont faciles à absorber. Ici ce n’est plus une glande qui a subi des manifestations plus ou moins nombreuses, à laquelle on a ajouté des liquides comme la glycérine additionnée ou non d'acide phénique, c’est la glande elle-même, desséchée à une faible température, et comprimée en tablettes.Ceci permet leur conservation pendant un laps de temps assez considérable, leur dosage d’une façon exacte, et l’on sait qu'une pastille équivaut à 0,25 centigrammes de glande fraîche.

Pour toutes les raisons que nous venons d’énu-

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