‹ Contribution à l'étude du traitement de l'obésité Par le Corps ThyroïdeChapitre 16 sur 25 · RETIRE · texte numérisé non relu

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de la température, et les modifications des urines, car à notre avis, ainsi que l'accélération des battemeats du cœur, ainsi que l'agitation el l'insomnie, ainsi que l'amaigrissement, ce sont là des symptômes inhérents à la médication thyroïdienne, qui ne doivent pas rentrer dans le cadre des accidents.

Pour nous personnellement, nous n’avons jamais vu survenir de complications au cours. du traitement. Il est vrai que nous avons usé-de doses faibles. Les malades qui font l'objet des observations que nous publions, observations que mon maître le docteur Barth a eu la bonté de nous communiquer, ont suivi la médication-thyroïdienne pendant un laps de temps variant entre deux et quatre mois. Sauf dans un cas seulement {0bs. XI), « on constate au bout de ce temps une « assez notable accélération. du cœur et du pouls « (92 à la minule). De plus, la malade au dire de « son entourage, est devenue inquiète, irrascible. « elle ne tient plus en place, et manifeste une « activité qui fait contraste avec. sa torpeur habi- « tuelle. »

Dans l'observation XV, la malade avait présenté pendant les premiers temps de son séjour à Phôpital avant tout traitement, thyroïdien, un gramme d'albumine par litre dans ses urines .‘(Ce qui faisait environ 0,50 à 0,75 cent. d’albumine par Jour, la malade urinant de 500 à 800 g. environ par 24 heures.)

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On pouvait donc craindre ici des accidents, en particulier le retour de l’albuminurie. Les doses qu'elle à absorbées ont varié de 3 er: 50 à 5 gr. prises une fois par semaine seulement. Elle a maigri dans des proportions assez notables, sans jamais présenter ni sucre, ni albumine dans son urine.

Au début de la médication thfroïdienne, la malade accusa quelques élancenrents, de la sensation de froid dans les jambes, les genoux, les cuisses, quelques douleurs vagues disséminées, un peu de céphalée frontale. Huit jours après le début, on note au niveau du gros orteil droit une tuméfacton assez considérable, et une rougeur des téguments s'étendant jusqu’à la moilié du premier métlatarsien, de là douleur au niveau du genou et du cou-de-pied droit, de la partie postérieure de la cuisse gauche, de l'épaule du même côté, sans tuméfaction, ni rougeur'de la peau.’ Un peu d’insomnie. Tous ces symptômes avaient disparu au bout de quinze jours: Au bout d’un mots, un peu de tachycardie (116 pulsations par minute), qui ne persiste pas d’ailleurs.

Nous ferons remarquer que cette femme était rhumatisante, et que ces symptômes douloureux sont peut-être dus à une nouvelle attaque de rhumatisrie. De plus, elle avait un rein ‘qui certainement ne présentait pas un fonctionnement tout à fait normal (puisqu'elle avait eu pendant plusieurs jours de l’albumine dans ses urines.)

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Aussi ne faut-il pas s'étonner si, au cours du traitement, elle a présenté quelques symptômes désagréables, tels qu’un peu d'insomnie, de céphalée, de fourmillements, etc., qui à n'en pas douter étaient dus à l’ingestion du corps thyroïde en nalure.

Les diverses ebservations ayant trait à l'obésité soignée par la méthode thyroïdienne que nous avons pu recueillir, et que nous publions à la fin de notre thèse, n’accusent aucun symptôme fâächeux. | ;

Les malades de Davies, Mackensie, deChauffard, de Charrin, recueillie dans le service de M. le professeur Bouchard, n’ont présenté aucun symptôme particulier. « On n’a jamais constaté d’acci- « dents quelconques à part quelques pigmenta- « tions à la surface du corps. La malade au con- « lraire accuse outre l’allègement produit par son « amaigrissement, une amélioration notable de « son état général, et prétend n'avoir jamais Joui « d’une aussi bonne santé. » (Obs. de M. Charrin, IX.)

Quand il s’agit de savoir avec quelles doses. et dans quels cas on a eu des accidents avecla médication thyroïdienne cela devient extrêmement difficile.

Ce quiest certain, c’est que, au début de l'emploi du corps thyroïde en thérapeutique, comme nous le verrons plus loin, les malades absorbaient des

doses considérables, correspondant à un lobe et

mème plus par jour, ce lous les jours, pendant quelquefois plusieurs semaines.

Dans l'observation du docteur Chauffard ,on donna du 21 février au 30 avril, c’est-à-dire pendant un peu plus de deux mois, 0.10 cent. de corps thyroïde de mouton d’abord, puis le double bientôt après.

M. Charrin avait donné à sa malade du corps thyroïde en nature à la dose de 2 gr. 50 par jour, de préférence de glande de bœuf ou de veau, la malade ayant remarqué l'effet moindre de la glande thyroïde de mouton.

Dans nos observations, on a donné quatre pastilles de Chaix et Remy par Jour (ce qui fait un gramme de glande thyroïde crue), soit la glande thyroïde de mouton hachée finement et jetée dans du bouillon à la dose de 3 à 5 grammes une ou deux fois par semaine maximum sans aucun inconvénient.

Les accidents signalés chez les myxædémateux traités par le corps thyroïde, tiennent-ils précisément à un état morbide qui nese rencontrerait pas dans l’obésité ? Nous ne le croyons pas, et nous basons notre dire sur ce fait. Dans les observations de myxædème qui ont été publiées récemment, et que nous avons relevées, nous trouvons que les doses avaient été considérablement diminuées, et avec leur diminution la disparition des accidents. Malheureusement, ainsi que le faisait

‘ remarquer M. Marie, on parlait par lobes, ce qui F. B

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est peu scientifique, car il y en a de gros, de: moyens et de petits.

A notre avis, les accidents impulés à la médication thyroïdienne n’existent qu'avec des doses trop élevées, ou lorsque l’un des émonctoires, le rein en particulier fonctionne mal, ou bien encore quand l'appareil circulatoire est en mauvais état.

Ces accidents ne doivent en rien faire rejeter celte médication dans le traitement de l'obésité, car, ainsi que nous le disons plus loin, maintenant qu’on commence à savoir manier cette substance, de par l'observation, on ne doit plus les voir se produire. Viendrait-1ljamais à l’idée d’un médecin de se priver d’un médicament aussi utile que la digitale parce que dans quelques cas l’on a eu des accidents causés par l'usage de ce médicament ?

Ici encore comme pour toutes les autres substances d’ailleurs, 1l faut user avec prudence, dans la crainte d'un cas d’idiosynerasie rare, mais possible.

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