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Surer. « L'urotropine. » Korrespondenzblatt für

Schweizer Aerzte, 1901.

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formaldéhyde et en ammoniaque dans le suc acide de l’estomac, mais il ne s’en dégage qu’une faible partie et il est douteux que l'aldéhyde ainsi dégagée serve à la désinfection de l'urine. La majeure partie se décompose dans l’appareil urinaire, mais, d’après Suter, seulement si l’urine est acide, l’alcalinité du milieu empêchant ou tout au moins diminuant la décomposition de l’urotropine.

Suter a également étudié l’action de l’urotropine sur les divers microbes d'infection des voies urinaires. Il expérimenta avec le staphylocoque blanc et doré, le proteus de Hauser, le bacillus aerogenes lactis, le streptocoque, le bacille d'Eberth, le coli-bacille. Ces différents microbes en présence de l'urotropine se comportèrent d'une façon à peu près identique. Cependant le développement du bacille d’Eberth était particulièrement retardé, tandis que le streptocoque et le coli-bacille offraient une résistance plus marquée z

Enfin comparant l’action de l’urotropine et celle des autres antiseptiques urinaires; il conclut à la supériorité manifeste de l’urotropine. L’acide borique, l'acide benzoïque n'eurent aucun effet, seuls l’urotropine (1 gr.) et le salol (3 gr.) se montrèrent actifs, mais l’urotropine beaucoup plus que le salol. Suter en conclut que l'urotropine est l’antiseptique le plus puissant de l'appareil urinaire et ilajoute en même temps que c'est le plus inoffensif.

Ces conclusions furent vérifiées d’ailleurs par les travaux de Wannier (1) qui étudie, comme Suter l'étude composée

1. Wanxnier. « Etudes expérimentales sur l’action bactéricide

de quelques antiseptiques. » Centralblait Jür die Krankheiten der Harn und sexualorgane, 19or.

des différents antiseptiques urinaires et arrive aux conclusions suivantes :

1° L’acide borique, le gaïacol, la créosote, et le tannoforme, pris à l'intérieur même à haute dose, et l'acide benzoïque (0 gr. 60) par jour n’ont absolument aucune action ;

2° L'acide benzoïque à la dose de 3 à 6 grammes par jour empêche le développement du streptocoque, mais reste impuissant contre les autres bactéries ;

3° Le salol arrête la culture du streptocoque, retarde sensiblement celle du staphylocoque blanc et du proteus, n’in - Îluence pas sensiblement celle du staphylocoque doré, du coli-bacille et du bacille d’Eberth ;

4° L’urotropine enfin enraye presque complètement la pullulation de toutes les bactéries de l'urine, sauf du colibacille, encore celle-ci est elle très ralentie.

De toute cette série de recherches expérimentales entreprises sous l'influence de Nicolaïer nous pouvons conclure avec M. Guiart :

1° Que l’urotropine est l'antiseptique par excellence de l'appareil urinaire, incomparablement supérieur à tous les autres médicaments employés dans le même but ;

20 Qu’elle possède peut-être par elle-même cette propriélé, mais qu’elle la doit bien plutôt à ce que, parvenue telle quelle dans l'appareil urinaire, elle y dégage des vapeurs de formaldéhyde. La recherche de cette substance dans l'urine a été positive, en effet, dans un assez grand nombre de cas et pour ceux où elle est restée négative, il

y a lieu de tenir compte sans doute de la remarque si

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intéressante faite par Vindevogel (1) : dans l’urine évacuée au fur et à mesure qu'elle est sécrétée, cet auteur n’a pas trouvé de formaline et, au contraire chez le même sujet, il en a constaté des proportions de plus en plus fortes suivant que l'urine avait plus longtemps séjourné dans la vessie. Cette particularité n’explique-t-elle pas très simplement nombre de faits en apparences contradictoires ;

3° Que le dégagement d'aldéhyde formique est manifestement /avorisé par la réaction acide du milieu, mais que, loin d'être empêché, il est encore très actif dans un milieu de réaction alcaline.

Ces faits expérimentaux ont été confirmés par l'expérience clinique.

Employée dans les maladies des voies urinaires, l'urotropine, outre les modifications de l'urine, produit un adoucissement des douleurs.

Ehrmann, Nicolaïer, Posner, Cohn ont obtenu d'excellents résultats dans diverses maladies des voies urinaires:

Heubner (2) considère l’urotropine comme un excellent remède dans les maladies des voies urinaires et de la vessie d’origine gonorréique.

Dans la cystite due à une hypertrophie prostatique,

1. Vinevocez. « De l'urotropine. » Annales de la Société des Sciences médicales de Bruxelles, 1902.

Id. « Etude expérimentale et clinique des principaux litholitiques. » Annales des maladies des organes génito-urinaires,

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