‹ Contribution à l'étude du traitement de la blennorrhagieChapitre 5 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Sije dois aller en enfer, disait Ricord, je sais le supplice qui m'attend : c'est de me voir entouré de blennorragiens m'obsédant de leurs lamentations, de leurs instances pour obtenir guérison.» Cette boutade du maitre de la vénéréologie exprime bien les difficultés que l'on éprouve si souvent dans le traitement de la blennorragie. Les médications les plus variées ont été,avec des succès divers, dirigées contre cette affection ; il n’est presque pas de substances qui n'aient été employées, soit comme traitement local, soit comme médication interne, et pourtantla thérapeutique de la blennorragie est encore un des points les moins connus de son histoire.

Nous n'avons pas, dans ce travail modeste, la prétention

d'étudier en détail tous les traitements qui ont été préconi-

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sés contre la blennorragie. Nous nous bornerons à exposer sommairement les traitements actuellement les plus en usage, en nous étendant particulièrement sur trois médicaments dont l’administration simultanée nous a donné des résultats très encourageants et qui, expérimentalement, nous ont paru avoir une influence toute particulière sur le

développement du gonocoque.

D'une façon générale, on peut traiter la blennorragie, soit en introduisant dans le canal urétral des substances modificatrices, soit en administrant par la voie gastrique des médicaments qui, s'éliminant par l'urine, ou bien agissent comme antiseptiques, ou bien jouissent de propriétés spéciales sur l’inflammation urétrale.

Ces deux modes de traitement, traitement local et médication interne, sont le plus souvent combinés dans la pratique courante, mais les opinions varient sur la prédomi-

nance que l’on doit donner à tel ou tel mode de traitement.

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