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anodins, sont insuffisants, les autres dépassent le but cherché. Les antiseptiques seuls sont rationnels. Maisil faut les employer concuremment avec un traitement chirurgical : les guérisons obtenues par Kalt, par Proskauer doivent s'appliquer à des cas 2igus ; il en est de même pour le traitement par les astringents : letannin, l’alun, voire même l’acétate de plomb doivent faire merveille dans les cas de conjonctivitesordinaires ; mais est-il rationnel d'employer des substances astringentes, c’est-à-dire vaso-constrictives, dans une affection où l’on cherche au contraire à provoquer par l’hypérémie, la résorption des cellules néoplasiques ? De plus, l’acétate de plomb dont l’action astringente est presque nulle pour M. le Professeur Soulier, est horriblement douloureux. Le nitrate d'argent à dose faible, les révu- Isifs sous toutes leurs formes, peuvent avoir beaucoup d'action sur l'élément inflammatoire, mais restent impuissants contre la granulation.
Les caustiques ont un mode d'action plus rationnel ; mais, outre qu'ils doivent être maniés par des mains expérimentées, leur application est très douloureuse, et toujours dangereuse, le sulfate de cuivre que nous avons, nous Lyonnais, l'habitude de voir employer est un caustiqne énergique : il produit une irritation violente, qui doit avoir cessé avant un nouveau badigeonnage. Il est très douloureux, et les malades traités par cette méthode, 2ccusent une douleur horrible qu! dure plusieurs heures. Disons cependant que cette douleur peut être diminuée si, après l'application, on laisse quelques minutes à l'air, la surface badigeonnée ou crayonnée comme nous l’avons vu faire plusieurs fois
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par notre ami, le docteur Coronat. Mais outre cette douleur, qui nécessite quelquefois une anesthésie générale, ce caustique peut produire des accidents : « son apphcation, dit Deval, peut indurer les granulations et les rendre à la longue beaucoup plus offensantes pour la cornée ». Plusieurs de nos m2lades, dont on lira l’histoire plus loin, ont présenté ces accidents. Le brossage énergique avec ce métal peut encore amener des accidents cicatriciels : entropion, trichiasis, symblépharon, etc. De plus, nous lisons dans le traité de Fuchs: «une violente irritation inflammatoire et surtout la présence sur la cornée d'ulcères progressifs constituent une contre indication du crayon de sulfate de cuivre ». Combien de médecins malheureusement oublient ce précepte iudicieux ! Mais le plus grand inconvénient du sulfate de cuivre, c’est qu’il ne guérit pas toutes les granulations. Galezowski nous dit que les granulations considérabies ne retirent aucun bénéfice de ce traitement, et nous verrons, dans nos observations personnelles, plusieurs de nos malades traités pendant de longues années par cette méthode, qui non seulement n'ont présenté aucune amélioration, mais au contraire ont vu leur affection s’aggraver.
La plupart des reproches que nous venons d’adresser au sulfate de cuivre, nous pouvons les adresser au nitrate d’argent caustique : inflammation réactionnelle, douleur, accidents post opératoires, tant sur le tissu granuleux lui-même que sur le globe oculaire, xéroma. Et encore, le nitrate d'argent produit une escharre plus superficielle que le sulfate de cuivre, c’est un « cathérétique », et son mode d’action est très