DIS
au succès de l'opération. Dans le cas contraire, ces scarifications, précédant le curettage, semblent tout au moins inutiles. Le brossage d’Abadie semble plus conforme aux préceptes à suivre, mais outre qu'il suit des scarifications trop étendues, il est trop violent et l'on peut prévoir tous les accidents possibles après cet usage d’une brosse à dents précédé de larges incisions. Ces accidents, Darier nous les énumère, et malgré l'opinion de cet auteur, qu'ils sont sans conséquence, ils doivent être à envisager. Darier a dû opérer quelques uns de ses malades trois à quatre fois avec autant d’anesthésies, de plus il a eu surses opérés, un cas de symblépharon, dix cas d’entropions, et presque tous ont eu des cicatrices vicieuses « inévitables, dit l’auteur, dans les cas de trachome invétéré. » Et encore ne parlons-nous pas .de la canthoplastie primitive, si souvent pratiquée par ce médecin. Nous verrons que par notre méthode, nous n'avons eu aucun des accidents de ce genre. SE
Dans toutes ces interventions parles scarifications, il semble que les auteurs, et Sattler lui-même nesuivent pas assez de près la règle posée par ce médecin: « Le but d’une thérapeutique rationnelle du trachome doit être la destruction aussi complète que possible des infiltrations granuleuses en épargnant autant que possible les tissus sains. » Toutes ces opérations doivent produire des accidents secondaires qui, bien que moins graves que la conjonctivite traitée, n’en sont pas moins à considérer. La méthode que nous préconisons ne semble pas être passible de ces objections.
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