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de benjoin, d’iodoforme, d'acide salicylique, de sels de quinine; Moncorvo a vanté les badigeonnages de l’orifice du larynx avec une solution de résorcine à 1 0/0. On a pratiqué dans le larynx des instillations d'huile mentholée, des insufflations de poudres antiseptiques. À l’aide d’un pulvérisateur on a fait pénétrer dans les premières voies aériennes des vapeurs chargées de principes médicamenteux: ces pulvérisations ont été faites avec l’eau phéniquée à 1 0/0, l’eau salicylée (salicylate de soude, 1 p. 200), l’eau boriquée, l’eau bromurée, l’eau oxygénée...
Pôur faire pénétrer plus profondément les substances médicamenteuses et leur permettre d'atteindre les muqueuses des bronches, on a pratiqué (Lacroix 1897), des inhalations d’oxygène-chargé de vapeurs médicamenteuses, bromoforme, camphre, gaïacol, créosote, eucalyptol...
Mohn et Wersgerber ont préconisé les fumigations d'acide sulfureux. Commenge a fait respirer aux coquelucheux l'air des chambres d'épuration des usines à gaz et Hurion a vanté les inhalations d'ozone.
Le traitement anticatarrhal a été institué pour amener et faciliter l'expulsion des mucosités, qui, par leur présence dans les bronches et surtout au niveau du larynx, produisent les quintes. Ce traitement utilise les vomitifs et les modificateurs des sécrétions bronchiques.
Parmi les vomitifs, l’Ipéca est surtout employé, sous forme de sirop, chez les tout jeunes enfants, sous forme de poudre d'ipéca (0 gr. 10 par année d'âge), chez les enfants plus âgés. Comme modificateurs des sécrétions bronchiques on a fait usage de l’oxymel scillitique conseillé par Netter (de Nancy); on le donne loin des repas entre 5 et 6 heures du soir à la dose de 4 à 5 cuillerées entre 2 et 3 ans; 6 au dessus. Albrecht a proposé la pilocarpine. On se sert encore de l’oxyde blanc d’antimoine, du benzoate de soude, de l’eucalyptus.
Les médicaments employés pour le traitement antispasmodique sont plus nombreux: ;
Depuis Trousseau on fait grand usage de la belladone
sous forme de teinture (2 gouttes par année d'âge au début), sous forme de sirop (2 grammes par année d'âge), sous forme d'extrait...
. L’antypirine préconisée surtout en France par Dubousquet, Laborderie et Le Goff peut se donner jusqu'à 0 gr. 50 par année d'âge.
Le bromoforme proposé par Stepp (de Nuremberg) s’administre dans une potion gommeuse à doses progressives (4 gouttes par année d'âge au début).
Le chloroforme en potion a été prescrit par H. Roger. Le chloral, le bromure de potassium, la valériane, le drosera, le grindelia, l’aconit, les opiaciés ont été tour à tour préconisés. La cocaïne a été donnée, tantôt à l’intérieur (Wintraub), tantôt à l'extérieur, sous forme de badigeonnages laryngés (Labric). |
Si ces médicaments ont une réelle valeur thérapeutique, ils ont aussi quelques inconvénients sur lesquels nous passerons rapidement.
Le traitement antiseptique est le plus rationnel car il s’attaque à la cause même du mal; cependant, les résultats obtenus n'ont pas répondu aux idées théoriques des médecins qui l’ont employé; peut-être, parce que l'élément infectieux est insuffisamment atteint. De plus, l’usage prolongé de substances telles que la quinine et le salicylate de soude n’est pas sans inconvénient ni sans danger, car ces substances augmentent l'intolérance gastrique, si notable parfois du fait même de la maladie. Enfin, les badigeonnages du larynx et les insufflations de poudre dans cet organe nécessitent chez les enfants indociles des manœuvres difficiles dont le résultat le plus certain est de provoquer une quinte violente.
Les vomitifs et les modificateurs des sécrétions bronchiques m'ont presque toujours qu'un résultat éphémère et ne sont vraiment indiqués que lorsque les bronches sont remplies de mucosités que l'enfant ne peut expulser.
L'élément spasmodique est combattu par des substances
RTS
d’une toxicité telle que des empoisonnements, parfois graves, peuvent résulter dé leur emploi. Reinecke a pu réunir 18 cas d'intoxication par le bromoforme chez des enfants de 3 mois à 6 ans. Resch en a publié un nouveau cas chez une fillette de 5 ans 1/2.
Dans leur communication faite au XIIIe Congrès international de médecine, Paris 1900, ‘MM. Rocaz et Delmas s’expriment ainsi: « Il est peu de maladies dont la thérapeutique soit aussi variée et paraisse aussi riche que celle de la coqueluche; richesse apparente faite pour nous illusionner sur notre réelle pauvreté et notre triste impuissance devant une affection dont le remède spécifique reste encore à trouver. Chaque jour voit éclore une nouvelle médication qui a son moment de vogue, plus ou moins durable. Que de médicaments nous ont été donnés dans ces dernières années, nés la veille et morts le lendemain! Et cependant la coqueluche est toujours sérieuse, souvent grave par elle-même, par les complications qui viennent s’y greffer, et par les lésions qu’elle est capable de laisser à sa suite.
Nous devons tout mettre en œuvre pour lutter contre elle, et puisque nous n'avons que des palliatifs à lui opposer, devons-nous choisir, parmi eux, les moins inefficaces. »
C’est. donc à la suite des résultats que nous avons vu obtenir à l'Hôpital des Enfants, au moyen des bains d'air comprimé, que nous nous sommes proposés non pas de faire connaître, mais de vulgariser ce traitement.
Voici l’ordre que nous avons suivi dans notre travail:
Le premier chapitre est consacré à l’histoire thérapeutique de l'air comprimé.
Dans le deuxième chapitre, nous décrivons les appareils en usage à l'Hôpital des Enfants de Bordeaux, les modes d'administration et la durée du bain.
Le troisième chapitre est réservé aux observations de coqueluche traitées par l’air comprimé, et recueillies dans le service.
Dans le chapitre IV, nous étudions les résultats fournis
SE (re par la méthode, nous parlons de la sécurité de cette méthode
et citons quelques statistiques étrangères.
Dans le chapitre V, nous essayons d'établir quel est le mode d'action de cette thérapeutique.
Nous donnons enfin nos conclusions.
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