OBSERVATION XI
H. D., 8 ans. Japon.
Coxalgie gauche datant de 3 ans.
Traitée dans son pays par la marche.
A son arrivée à Berck, la malade présente un très mauvais état général; elle ressent de vives douleurs à la pression sur la tête du fémur . :
La cuisse est fléchie, en adduction et rotation interne, Abcès énorme.
Aux rayons X, on constate une destruction presque complète de la tête et du col du fémur, qui ne forment plus qu’un flou laissant passer les rayons en grande partie.
On immobilise la malade, sur un cadre avec extension continue pendant le traitement de l’abcès qui est tari en 3 mois.
On met alors un appareil plâtré qui maintient le membre en bonne attitude,
On. fait 12 injections dans la hanche.
Trois mois après les injections, on prend une seconde radiographie. On voit dans le flou que faisaient la tête et le col du fémur un crochet osseux, une sorte d’éperon sauvé de la nécrose à laquelle il semblait condamné, faisant une tache sombre très nette sur la plaque, suffisant pour s’accrocher au bord supérieur du cotyle et empêcher ainsi la luxation de la hanche.
Actuellement il y a 24 mois que la malade est en traiteme:t à Berck. Depuis 5 mois elle marche avec-un appareil en cellule: I.
Elle a un raccourcissement de 4 cms.
Le membre est en bonne attitude.
Quelques mouvements très limités sont conservés dans Parti-
culation., L'état général est excellent.
De cette brève étude il ressort que le degré de perfec-
tion dans le résultat de ce traitement dépend de la pré-
L'influence heureuse des injections intra-articulaires sur la durée des arthrites tuberculeuses ressort clairement si l’on compare le temps relativement court qu'il faut à une coxalgie pour guérir à celui qu’exige le mal de Pott. La situation de ce dernier dans une région où 1l serait difficile de pénétrer et dont le voisinage délicat de la moelle épinière rend dangereux l’apport d’un liquide tant soit peu irritant, à fait craindre jusqu'ici l'emploi des injections modificatrices,
Toutefois, pour être plus long, le traitement n’en donnera pas moins de bons résultats dans la plupart des cas dont le début ne remonte pas au-delà de un à deux ans.
Chez les pottiques relativement récents, on aura le plus souvent une guérison parfaite et on assistera à la disparition complète de la gibbosité. Lorsque celle-ci date depuis plus longtemps, on peut quelquefois espérer une amélioration, mais, ordinairement, elle reste rebelle au traitement.
Si l'on peut guérir une gibbosité, il est bien plus facile de l'empêcher de se produire: aussi \4 a-t-il une importance Capitale à faire un diagnostic très précoce, avant
qu'aucune saillie ne puisse être constatée sur le rachis.
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NOT Ja douleur siège à la région lombaire et si la conca-
| vité que fait normalement l'épine dorsale est remplacée
| . une surface plane, on est en droit de penser qu il ï a déjà un commencement de gibbosité. Lam.
Lorsqu'un malade se plaint dans les bras et on Es,
jambes de phénomènes douloureux dont la cause n’est pas
manifeste, on doit toujours songer à la possibilité d’un
à mal de Pott au début et il faut examiner avec soin la ré-
gion dorsale. 2 Re