‹ Contribution à l'Étude du Traitement de la Coxalgie et du Mal de PottChapitre 14 sur 27 · X.., jeune homme, 29 ans, Paris · texte numérisé non relu

X.., jeune homme, 29 ans, Paris

Depuis 8 mois, le malade souffrait de violentes douleurs dans le bras gauche, qui furent diagnostiquées d’origine rhumatismale et soignées comme telles.

Puis les muscles présentèrent un certain degré d’atrophie; on pensa alors à de la myélite.

Malgré tous les soins qu’on prodigua au malade, son état s’aggravait de jour en jour.

: EURE Ne :

Il se forma à la hauteur de la troisième vertèbre dorsale et à 3 em. à gauche de l’apophyse épineuse, un petit abcès qui s’ouvrit et laissa subsister un trajet fistuleux. On n’y attacha pas grande importance. ;

Le malade vient alors à Berck.

A ce moment, le bras gauche présente un degré notable d’atrophie musculaire, Des douleurs très vives sont ressenties dans tout le membre et l'épaule.

On examine attentivement la colonne vertébrale.

La 2° et 3° vertèbre dorsale sont douloureuses à la percussion et forment une petite saillie anormale.

On pose le diagnostie de mal de Pott avec fistule.

On met un corset avec un grand col et on fait de la compression ouatée.

Les douleurs diminuent presque aussitôt et le mieux s’accentue de jour en jour.

Actuellement, le malade est en traitement depuis 6 mois; la fistule est fermée; il ne ressent plus aucune douleur dans le bras qui reprend peu à peu son volume normal.

L'état général est très bon.

OBSERVATION XITIT

D. de C., jeune fille, 17 ans.

Depuis 6 mois, la malade souffrait de douleurs violentes dans le membre supérieur droit et principalement dans l’épaule.

De plus, elle présentait une paralysie presque complète du bras. Les mouvements spontanés étaient impossibles; les mouvements provoqués très douloureux.

Température :-37°4 à 38°8.

On avait diagnostiqué un rhumatisme articulaire et la malade avait été traitée dans ce sens, sans aucune amélioration.

Elle vient alors à Berck.

= Si ae

En examinant attentivement sa colonne vertébrale, on remarque une petite saillie au niveau d’une des premières vertèbres dorsales, non douloureuse au toucher, mais le devenant à la pereussion et à la succussion. :

La radiographie décèle la présence de deux abcès par conæestion ayant leur origine de chaque côté de la vertèbre malade et fusant le long de la colonne vertébrale.

Le diagnostié de mal de Pott aussitôt posé, on immobilise la malade sur un cadre avec un corset plâtré à grand col et on commence la compression ouatée.

Quelques jours après, les douleurs ont disparu.

La fièvre n’est pas réapparue.

Actuellement, le traitement est commencé depuis 8 mois. Une radiographie récente permet de constater que les abcès ont disparu.

Les douleurs du bras n'existent plus.

Les mouvements reviennent peu à peu. La malade peut déjà féchir à angle droit l’avant-bras sur le bras et soulever le coude à quelques centimètres au-dessous du plan de sa gouttière.

L'état général est excellent.

Augmentation notable de poids.

On continue le traitement.

Sitôt le diagnostic établi, il ne faut pas essayer de mas- -quer Au malade la gravité de son affection; on doit lui “exposer les complications funestes qui peuvent survenir s’il ne se soigne pas, et bien lui persuader qu'il guérira s’il consent à suivre un traitement convenable,

L’immobilisation absolue : tel est le premier conseil à donner au malade.

Cette immobilisation se fera soit sur un cadre, soit dans

ane gouttière de Bonnet, soit sur une couche quelconque

SEINE à si

plane et dure, Mais si cette condition est indispensable, elle est loin d’être suffisante, On à pu voir, et c'est ce qui a induit en erreur beaucoup de médecins, des pottiques au début, sans gibbosité, guérir par le simple repos absolu, dans le décubitus dorsal, sur un plan résistant; mais on à vu aussi, chez certains d'entre eux immobilisés aux premiers symptômes de l'affection, alors qu'aucune dé-

formation n’était apparente, se développer une gibbosité.

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