OBSERVATION XIV
P. C. Jeune fille. Vingt ans. Poitiers.
Le médecin de la. famille est consulté pour des douleurs en eeinture et une faiblesse générale,
Tous les fortifiants et antinévralgiques restent sans effet.
A un examen plus approfondi, le médecin diagnostique us mal de Pott dorsal au début, sans gibbosité apparente, Il immobilise la malade sur une planche, sans corset. Au bout de quelques mois apparaissent des douleurs dans les jambes. Ces dou-- Jeurs ne tardent pas à devenir intolérables.
Les malléoles droites s’odématient. L’oœdème gagne peu à peu tout le membre inférieur droit. Puis le membre inférieur gau-che enfle à son tour et l’œdème remonte bientôt un peu plus haut que lombilic.
La malade est très faible ‘souffre tellement qu'on ne peut la remuer et qu’elle ne peut même entendre marcher dans sa chambre, tant elle est irritable.
Au bout de plusieurs mois, les œdèmes diminuent un peu, les douleurs sont un peu moins vives. Dès qu’on juge la malade transportable on l’envoie à Berck.
Son médecin n'avait pu, à cause des violentes douleurs qu’elle ressentait au moindre mouvement, examiner le dos depuis sept. mois. Donc, malgré l’immobilisation dans le décubitus dorsal sur un plan résistant, la gibbosité est apparue, puisque à son dernier examen, sept mois auparavant, le médecin certifie ne pas en avoir trouvé.
Dans la fosse iliaque droite on sent un empâtement dû très probablement à un’ abcès résorbé, qui avait produit l’ædème des membres inférieurs par compression des veines.
La malade est en traitement à Berck depuis sept mois. On lui a fait, dès son arrivée, un corset plâtré et de la compression ouatée.
Les œdèmes sont complètement disparus.
La gibbosité a diminué de volume.
Il n’existe plus aucune douleur .
L'état général est bon.