S OBSERVATION V
H. C., garçon, 10 ans, Paris.
Coxalgie droite datant de 3 mois.
Légère claudication. Douleur à la pression sur la tête du temur. :
Mouvements d’abduction de là cuisse légèrement limités.
La radiographie montre que le pourtour de la tête fémorale est plus pénétrable aux rayons X qu’à l’état normal.
L'enfant est amaigri.
Jmmobilisation sur un cadre, avec extension continue de 4 kilos; pas de plâtre. :
Série de 12 injections intra-articulaires.
Après les injections qui durent 3 mois environ, on conserve Vimmobilisation pendant 6 mois.
L'enfant ne souffre plus à la pression de la tête fémorale.
IT présente un bon état général; il a beaucoup engraissé. On met un celluloïd et on permet la station debout. Actuellement, le malade se lève depuis un mois, on le met sur pied 5 fois par jour, 10 minutes à chaque fois. Il marche en s'appuyant sur deux longues cannes.
Il ne ressent aucune douleur.
Tous les mouvements sont conservés ; 11 n’y a pas de raccourcissement,
Une radiographie récente permet de constater que l’articulation est normale.
On lui laissera son celluloïd 6 à $ mois encore.
À ce moment il pourra être considéré comme tout à fait guéri.
On pourra objecter qu’on a vu des coxalgiques guéris sans tare par l’immobilisation simple, sans le concours des
injections, C’est là un fait d’observation que personne
L'ONSE
ne songe à discuter. Il y a des exceptions heureuses, d’essence bénigne, où les lésions seulement synoviales épargnent la substance oseuse; mais, comment savoir quels sont les cas qui peuvent guérir sans destruction ultérieure. On a vu des coxalgies d’allure bénigne, ne présentant que très peu de lésions à la radiographie, immobilisées dès le début, laisser derrière elles des ankyloses et des raccourcis-
sements. Nous en apportons ici quelques observations.