‹ Contribution à l'étude du traitement de la Coxarthrie par l'innervation totale de la hancheChapitre 11 sur 16 · APS, EE · texte numérisé non relu

APS, EE

Les résultats cliniques globaux de ces deux interventions sont lès suivants après 8 mois : le sujet a été amélioré tant au point de vue phénomènes douloureux que mobilité articulaire : aucune modification radiologique nette ne peut être retenue. Mais la sédation des douleurs est loin d’avoir été et d’être présentement complète ; celles-ci persistent, légèrement atténuées cependant, tant à la face antérieure qu’à la face postérieure de l'articulation (ce qui élimine l'éventualité exclusive d’un rameau sensitif venu du nerf crural), Enfin, alors que tout nerf sensitif articulaire parait avoir été sectionné, notre malade est grandement amélioré, même actuellement, par des infiltrations novocainiques pratiquées à l’orifice | externe du canal sous-pubien et également par des infiltrations sympathiques lombaires, du reste faites dans un tout autre but, celui d'améliorer le léger steppage consécutif au traumatisme opératoire du sciatique. |

OBSERVATION Il

Homme de 56 ans dont les antécédents personnels sont Nr RePepares les voici résumés :

— À l’âge de 16 ans: crise de rhumatisme polyarticulaire aiqu. fébrile, traitée par le salicyclate. Est resté alité pendant un an et demi. Aucune séquelle. Le malade a fait toute la guerre 1914-1918 service armé, sans être malade.

-—— A l’âge de 28 ans, blennorragie aiguë sans évolution chronique.

— A 36 ans, lésion pulmonaire gauche de nature indéterminée, sans hémoptysie, avec bacilloscopie négative.

C’est à 51 ans que commencent à apparaître les premiers signes de la maladie actuelle sous forme de douleurs dans le genou et la hanche droite avec am'äigrissement considérable consécutif (dé 116 passe à 67 kgr.). Le malade est traité par le thorium, le salicyclate de soude, la radiothérapie, la cure à Luchon, le soufre, l’iodure, la bévitine, sans aucune améliora-

DESS es

‘tion ; au contraire, il constate l'extension progressive de ses. douleurs à*d’autres articulations (rachis cervical et dorso-. lombaire) alors. que s’aggravent les douleurs primitives rendant |

ainsi la marche difficile et très pénible. | Si

‘Le malade est adressé dans le service de clinique chirurgicale de M. le Professeur MassaBuAU par le service des incurables dans le but d’essayer de le soulager par une intervention chirurgicale. À son entrée, il apparaît très amaigri et accuse des douleurs spontanées ‘très vives dans le territoire des nerfs sciatiques, jusqu’au talon, principalement à droite ;

il présente de plus des douleurs diffuses au niveau des deux

: genoux et dans le rachis.

L'examen ‘clinige donne les renseignements suivants :

Appareil locomoteur

— Hanches : à droite, déformation légère avec saillie de la

région trochantérienne et atrophie musculaire manifeste.

Les articulations coxofémorales ne présentent pas d’empä- ® tement, pas de points douloureux à la pression, pas de craquements à la mobilisation, pas de mouvements anormaux.

Il n'existe pas d’adenopathie inguinale satellite.

Le bassin est légèrement déséquilibre, l'épine iliaque antérosupérieure droite étant surélevée de ce côté.

Le membre inférieur .droit est BCCourei de 1°% D-par rapport au côté G. sur la distance E.I.A.S. — Malléole externe.

L’atrophie musculaire se chiffre à 7 % à la partie moyenne de la cuisse droite par comparaison avec le côté opposé.

Les mouvements articulaires sont modifiés dans - leur.

amplitude. | D

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