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OBSERVATION I Me
Enervation complète des deux hanches pour coxarthrie. Résultat après 8 mois. MM. MAssABUAU, COURTY, BISCAYE. — Soc. Méd. des Sc. Biol. de Montpellier, 1947.
I's’agit d’un homme de 42 ans qui a contracté, il y a 14 ans, une syphilis évolutive, traitée cependant correctement et qui. depuis 7 ans, accuse des douleurs de plus en plus importantes au niveau des deux hanches. Plus particulièrement depuis trois ans, ces douleurs sont deverues très vives, elles. ont ‘été reconnues comme étant en rapport avec une coxarthrie bilatérale, mais tous les traitements médicaux essayés (R. X., soufre, iode, salicyclate) se sont avérés impuissants autant à les calmer qu’à enrayer leur progression.
Le malade, malgré son jeune âge, se Houre et un service d’incurables. et de vieillards, la limitation de ses mouvements est telle qu’il se déplace avec beaucoup de difficulté, ne peut effectuer aucun travail, ni se suffire à lui-même. Les douleurs ont les caractères suivants: topographie surtout antérieure, mais également postérieure, apparaissant au cours des mouvements et de la marche, calmées par le repos. Ces douleurs entravent considérablement les.mouvements qui sont déjà fortement limités par des facteurs mécaniques purs. Les clichés radiographiques montrent des déformations considérables des têtes fémorales avec des lésions typiques de coxarthrie d’un stade très avancé.
Des infiltrations novocainiques à l'émergence sous- pubienne
du nerf obturateur améliorant très nettement le malade pendant plusieurs heures, il est pratiqué l’énervation obturatrice des deux hanches, la section du nerf du carré crural devant être pratiquée dans un deuxième temps. si persistent des douleurs postérieures trop importantes. AA L'intervention est faite sous rachianesthgsie ; ; on à soin, de chaque côté, d’arracher la branche profonde des deux nerfs obturateurs sur plusieurs centimètres et de disséquer minutieusement le pourtour externe de l’orifice du canal sous- “pubien, de manière à ne pas laisser échapper un rameau articulaire séparé anormalement plus haut de la branche profonde. L'opération est très simple, les suites sont bonnes, seulement troublées par une périphlébite passagère de la saphène interne au mollet du côté gauche. Le sujet paraît présenter une amélioration de ses douleurs antérieures, sans toutefois sédation complète ; il accuse, par contre, des douleurs postérieures plus vives, surtout à gauche. en
Quarante jours après la preinière intervention, on pratique en arrière, et des deux côtés, la section du nerf du carré cruürâl et du jumeau inférieur.
L'intervention est encore menée sous ractianeethene at: est pratiquée, selon la technique lyonnaise, par disssociation des fibres du grand fessier. Le ‘nerf du carré crural est trouvé difficilement, mais d’une manière certaine, puisqu'on obtient le test de la contraction isolée du muscle du carré crural par pincement dû filet nerveux. Ce nerf est en position plus interne que TAVERNIER ne le signale; il se détache très haut de la face antérieure du sciatique et est entouré d’un tissu celluleux ‘lâche qui colmate l’espace compris entre le muscle jumeau supérieur et le pourtour osseux de l’échancrure sciatique. Pour le trouver, le nerf sciatique est récliné en dehors et la dissection poussée très haut et très en dedans, au contact même de les, coxal.
Les suites opératoires sont bonnes ; il faut signaler cependant une poussée du sciatique poplité externe gauche consécutive vraisemblablement à une traction un peu trop prolongée ou un peu trop vive sur le tronc du Ste