‹ Contribution à l'étude du traitement de la Coxarthrie par l'innervation totale de la hancheChapitre 13 sur 16 · FRA LL · texte numérisé non relu

FRA LL

— Poumons : thorax étriqué.

Signes de fibrose pulmonaire avec respiration presque inâudible’ et quelques râles bronchiques.

— Foie : normal.

Léger subictère conjonctival avec injection Coonctivalé (éthylisme ? ?).

— Système nerveux : Tremblement léger des mains. Pupilles réagissant bien à la lumière mais un peu irrégulières dans leur contenu.

Examens radiologiques - Rachis : pincement des .interlignes à la périphérie — Calcification des ligaments interépineux — ostrophytes nombreux surtout entre D10 et D11. & Sacro-iliaques : interlignes manquant de netteté, production ostéophytiques:à l’extrémité inférieure.

Cozo-fémorales à droite : déformation ovalaire de la tôle qui vient faire saillie autour du col. Cotyle très ovalaire avec pincerhent très accusé de linterligne surtout à sa partie supé-

rieure. Double fond cotyloïdien. Subluxation en dehors de la |

tête. Calcification très irrégulière avec condensation sur les points d’appui contrastant avec des zones de décalcification anormales.

A gauche : images plus discrètes, mais on retrouve ici la

saillie du toit cotyloïdien, la déformation de la tête, lappari-.

tion d’un double fond- cotyloïdien “et un léger DIRE ARS de Finterligne.

Epaules : R. A:S$.

Coudes : à droite interligne pincé et ostéophytique.

Là

Poumons : opacités irrégulières parsemées sur les deux

champs avec scissure supérieure droite visible. Lésions cica- DRE. CEA + 4 : > ‘ tricielles plus denses Jocalisées au sommet gauche.

Electrocardiogramme : normal.

Examens sérologiques Hecht — Bauer — Wassermann — Kahn : négatifs. , : Vernes — Résorcine — 18 (oct.-1946), 9 (nov. 46), 0 (déc. 46).

Gino- réaction — ©.

Besredka +---1-+ le 20 nov. 1946, négatif le: 27 nov. 1946 F2 Azolémie : 0,25 gr. par litre.

Calcémie : 100 rnilligrammes par litre.

Urines : R.ASS,.

Bucilloscopie : Flore abondante avec -bacilles Gram négatif, coccis grain positif (staphylo) et diplocoques. ;

Devant l'importance des phénomènes douloureux qui prédominent à la hanche droite, il est Pratiqué dans un premier

ÿt-

AP

temps la résection de la branche profonde du nerf obturateur droit. Cette intervention a pour résultat immédiat la disparition des douleurs ‘dans la partie antérieure de larticulation.

Deux niois plus tard, après test positif de l’infiltration novocainique, on intervient par voie postérieure pour sectionner le nerf du carré crural.

LS

L'opération se déroule très teen ses résultats sont spectaculaires puisque toute douleur disparait immédiatement au niveau de fa hanche. Cet état se maintient actuellement après 5 mois. On a du’reste pratiqué, depuis, l'énervation sensitive du genou droit selon la technique de TAVERNIER avec un excellent résultat.

Notons, en ce qui concerne la hanche droite, la discordance entre le succès complet obtenu vis-à-vis des phénomènes douloureux et l’état inchangé de l’amplitude des mouvements “articulaires, ceux-ci paraissant donc limités par l’état anatomique de l'articulation non modifié par l'intervention.

Ces deux observations appellent quelques commentaires succincts en ce qui concerne Je chapitre thérapeutique.

Dans la première, la méthode de TAVERNIER n’a permis d'obtenir qu’un résultat très médiocre ; on peut se demander. évidemment si l'exécution d’un temps crural ou la vérification d’un obturateur accessoire ne permettraient pas d'améliorer le résultat, mais il est mieux de noter que les. infiltrations novocainiques à l'émergence du canal sous- -pubien améliorent considérablement le malade comme si les rimeaux articulaires du nerf obturateur n'avaient pas été sectionnés ; peut-être . faut-il voir là, selon l'opinion de M. ARNAUD, l'existence d’un névrome au point de section. Un autre fait très curieux est constitué par l'amélioration considérable des douleurs après infiltration du sympathique lombaire correspondant, ce qui permet de supposer que le système sympathique et vaso-

De moteur joue un rôle important dans l’éclosion des algies chez les coxarthriques.

Dans la deuxième observation, les résultats immédiats ont été excellents, mais on manque de recul (quatre mois depuis la dernière intervention) pour juger des résultats tardifs autant dans un sens (réapparition des douleurs), que dans l’autre (amélioration des mouvements, rodage des surfaces articulaires et retour vers le mieux radiologique), néanmoins on ne peut se montrer que très satisfait de la méthode utilisée.

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