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tiennent en connexion avec la partie supérieure de l'organe; mais ce moyen de soutien lui parut trop faible et il dut y renoncer,
Par contre, les brides hypogastriques, beaucoup plus résistantes, solidement fixées à la vessie, lui parurent réaliser les conditions qu'il cherchait ; ces brides, au nombre de deux, venant converger à l’ombilic, représentent les vaisseaux fœtaux; et n'ont pas une disposition absolument constante : les anastomoses entre ces vaisseaux ( avec diminution de calibre du vaisseau principal qui les a fournies) sont fréquentes. La disposition la plus habituelle est celle dans laquelle on trouve les deux brides remontant des parties latérales et supérieures de la vessie, en s’inclinant vers la direction de l’ouraque qu’elles ne rejoignent qu’à l’ombilic. Dans quelques cas, la bride du côté gauche s'infléchit brusquement pour croiser l’ouraque et venir rejoindre la bride de l’autre côté; d’autres fois encore, une des brides peut manquer complètement, le plus souvent à gauche. Ce que l’on observe encore c’est la coalescence de ces deux brides et de l’ouraque à 4 ou 5 centimètres du pubis sur la ligne médiane, ces trois tractus rejoignant leur joint d'union à l’état d'expansion aliforme. Les cas où l’on rencontre des anastomoses tranversales entre les deux brides ou un dédoublement de l’une d’elles remontant parallèlement avec sa branche d’origine sont beaucoup plus rares.
L'auteur, se basant sur ces observations anatomiques, a mis à exéculion, dans 9 cas de cystocèle grave, un procédé nouveau consistant à employer les brides hypogastriques comme moyen de soutien de la vessie.
Sotes
Chez une première malade, il pratiqua une incision abdominale médiane de 6 centimètres allant jusqu’au fascia sous-péritonéal ; les bords de la plaie étant énergiquement écartés à l’aide de solides rétracteurs, les brides hypogastriques furent recherchées, puis libérées au milieu de la graisse doublant le péritoine : ces deux brides furent rencontrées à 5 centimètres environ de la symphyse pubienne. En exerçant une traction sur ces brides on put constater que la vessie était entraînée avec elles. Une suture fut passée à travers la gaine du muscle droit et le muscle lui-même, transfixant les deux brides en même temps et cheminant à travers la gaine et le muscle droit du coté opposé comme dans l’autre. D'autres sutures solides furent placées de la même façon, fixant les tissus des deux brides sur une certaine étendue dans le tissu même des muscles droits. La plaie cutanée fut refermée comme d’habitude.
Dans les premiers temps qui suivirent l'opération, l’auteur fut un peu désappointé de constater que la vessie ne semblait pas avoir subi de ce chef une élévation très importante : il considérait déjà l'opération comme manquée, lorsque, en examinant le vagin, douze mois plus tard, il eut la surprise de voir la saillie de la cystocèle complètement effacée et la vessie remise en place. De fait, la malade fut complètement guérie et, revue plus tard, se montra définitivement débarrassée de son infirmité.
Le cas suivant ne fut pas tout à fait aussi heureux : une légère rechute de la cystocèle reparut quelque temps après. Puis vinrent 5 cas excellents avec résul-
— lat aussi parfait que dans le premier. Le huitième fut un échec: en recherchant les deux brides sur une femme de complexion assez forte, la bride du côté gauche fut trouvée atrophiée et celle du côté droit dépourvue de toute résistance. Chez la 9 malade on ne pul parvenir à découvrir ni l'une ni l’autre bride, bien que le sujet fût assez maigre : L’ouraque était très visible mais 1l fut impossible à l'auteur de l'utiliser. La conclusion de Lowson est que, malgré l'intérêt et la nouveauté de ces recherches, il est difficile d’ériger en méthode générale un procédé reposant sur des dispositions anatomiques aussi inconstantes.
L'auteur se décida à faire une boutonnière péritonéale pour fixer définitivement la vessie. A cet effet, une fois l'incision cutanée tracée comme plus haut jusqu'à la séreuse, celle-ci fut ouverte par une incision transversale de 3 centimètres environ, placée à égale distance de l'ombilie et de la symphyse. De chacune des extrémités de cette incision une nouvelle incision longitudinale fut pratiquée sur le péritoine au moyen des ciseaux, lincision s'étendant en bas jusqu'aux côtés de la vessie. Le lambeau ainsi circonserit renfermait les brides hypogastriques et l’ouraque, entraînant avec lui, par conséquent, la partie supérieure et postérieure de la vessie, En tirant sur ce lambeau, la vessie était donc amenée en haut et maintenue dans cette position au moyen de sutures passant à travers le lambeau, les muscles droits et l’aponévrose.
Ce procédé est plus pratique que le précédent, en ce sens qu'il demeure indépendant des variations anatomiques des brides hypogastriques : d’autre part, lors-
PTE TR Ed:
Las que celles-c1 sont peu développées, elles ne font que donner plus de solidité au lambeau.
Enfin un dernier perfectionnement consiste pour l’auteur à hbérer la vessie en avant et sur les côtés en passant le doigt sous la symphyse, ce temps de l’opération permettant à l'organe de s’élever beaucoup plus haut sous la traction du lambeau.
Voici les résultats des opérations de Lowson.
Avant-dernier procédé : 14 cas, 11 résultats et 2 rechutes.
Dernier procédé : 25 cas, 19 résultats parfaits, 3 malades perdues de vue, 3 autres continuent à se plaindre, mais, sur ces 3,2 au moins sont des hysté-
riques.
Lowson n’a d’ailleurs perdu aucune de ses opérées.
A+ Bs 5 4