‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Dyspésie dans les Pays ChaudsChapitre 20 sur 22 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

De tous les traitements innombrables essayés pour combattre la dyspepsie, je crois donc pouvoir recommander, quand il s’agit d'habitants de pays tropicaux en particulier, le traitement le plus simple, plutôt diététique que médicamenteux, que je résumerai de la façon suivante :

1° Interdiction au malade de toute boisson alcoolique et de la viande, mise au régime lacté, d'abord exclusif, puis mitigé par les œufs peu cuits. le tapioca et les féculents et les fruits doux — dans les formes légères de dyspepsie ;

2° Médication graduelle, dans les formes d'anorexie rebelle compliquée d'anémie et de troubles nerveux (comme dans la dyspepsie des chauffeurs) par le repos absolu au grand air et la diète hydrique (un litre et demi à trois litres d'eau de Vals par 24 heures) tout en soutenant les forces du malade par des toniques : vin

de quinquina, glycérophosphate, kola, coca. Puis, dès

que l'anorexie cède et la céphalée diminue, mise au

régime lacté. Le lait est additionné d’eau de Vichy ou de Vals et pris en quantité de 2 à 3 litres par jour;

3° Médication pour les formes chroniques et rebelles par un régime prolongé, d'où toutes les viandes et les substances grasses sont exclues. Le régime végétarien convient dans la piupart des cas et rend ses fonctions à l'estomac le plus délabré. Dans les pays chauds cependant, où les fruits doux et succulents abondent, le régime purement fruitarien peut lui être substitué avec avantage (bananes et sapotilles au premier plan, principale nourriture des indigènes).

Bien entendu les boissons termentées ou alcooliques (taffia, gin, bière, rhum et cognac) doivent être sévèrement interdites, c'est une condition sine que non.

J'ajoute que tels sont les résultats obtenus par moi dans la plupart des cas qui se sont présentés pendant ma pratique personnelle, mais loin de moi la prétention de formuler ces conclusions comme des lois inéluctables et scientifiques ; je laisse au contraire le champ libre à toutes recherches ultérieures propres à confirmer ou infirmer ces données.

Vu : par le Doyen, Vu : par le Président, DEBOVE. DEBOVE.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, LU ETARD,.

Page 1