III. — PANSEMENT
Un pansement antiseptique et légèrement compressif sera immédiatement appliqué. Ce pansement doit être peu compliqué et facile à changer, car chez beaucoup de malades, malgré le régime sévère qu’on leur fait subir et dont nous parlerons tout à l’heure, il peut être incessamment souillé par des glaires ou des mucosités sécrétées par l'intestin. Le meilleur des pansements sera constitué par des tampons d’ouate iodoformée. Quelques-uns de ces tampons, introduits dans l'extrémité inférieure du rectum, exercent sur les surfaces suturées une compression salutaire et ils n'irritent pas les parties sur lesquelles ils sont appliqués à la condition toutefois de n'être pas mouillés. Par-dessus ces tampons, on place une couche de coton phéniqué maintenu par un bandage en T. Dans certains cas, il sera bon d'introduire dans le rectum une sonde dont l’extrémité, conduite au dehors du pansement, livrera passage aux gaz intestinaux.