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dinaire ; puis, au moyen d’un avivement et d'une sorte de dé- " Ré cortication des surfaces irrégulières et plus ou moins anfrac-
tueuses du foyer fistuleux, on substitue à une plaie suppurante LR
une plaie à deux parois susceptibles de se Rs exactement au moyen de la suture (1). »
Dans son Traité de l’écrasement linéaire, le même auteur est aussi explicite : « Avant l’époque où j'eus recours à l’écrasement linéaire pour le traitement des fistules à l'anus, j'avais fait, à l'hôpital Saint-Antoine, quelques tentatives
pour obtenir la réunion par première intention immédiate-
ment après l'opération de la fistule à Panus d’après un procédé nouveau (2). » -Chassaignac fait ensuite la description de l'opération qu’il pratiqua, d’ après ce procédé, à l’hôpital Saint- Antoine, le 24 avril 1852. Il fit l’incision de la fistule comme à l'ordinaire, ensuite il décortica les deux lèvres de la solution de continuité en « pelant en quelque sorte avec le bistouri toute la surface de cette solution de continuité. » Quel fut le résultat thérapeutique de cette intervention ? Chassaignac est muet sur ce point. Il est probable que l’expérience ne fut pas concluante, puisqu'il ne renouvela pas la
tentative. Le procédé était-il vraiment mauvais ou difficile-
ment applicable ? Non certes, puisque c'est, à peu de chose près, ce procédé que nous nous proposons d'étudier pour en montrer les bons effets. Il a manqué à Chassaignac le bénéfice de l’antisepsie telle qu’on la réalise aujourd’hui; sans antisepsie, son opération était une véritable hardiesse chirurgicale; elle était, pour nous servir de ses expressions, « une méthode barbare » qui exposait le malade à toutes sortes de complications. Avec l’antisepsie, et grâce à elle, elle est de-
(1) Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, article ANus. (2) Traité de l’écrasement linéaire, par Chassaignac, page 167.