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litre: «De la suture des sphincters dans l'opération de la fistule à l'anus.» A peu près à la même époque, M. Lilobet (de Buenos-Ayres) examine, dans un article de la Revue de chirurgie (1), les résultats de la réunion immédiate dans 18 cas de fistules à l'anus. Enfin, tout récemment, nous relevons un article paru dans le Bulletin médical (2) sous la signature de M. Apert, interne des hôpitaux de Paris. L'auteur y donne une statistique de quatre cas opérés avec un succès complet dans le service de M. Prengrueber. Les publications sur le même sujet devenaient chaque jour plus nombreuses en Amérique : citons des articles de Lange, de New-York (Annals of Surgery, 1887), de Mitchell (Fistula in ano by Suturing, in Medical Record, 6 mars 1889). Skene, dans son Traité des maladies des femmes (1889), se montre grand partisan de la suture et expose minutieusement le manuel opératoire. L'opération nouvelle était pratiquée en Amérique avec une fréquence sans cesse croissante, et des chirurgiens de la valeur d’Allen, d'Emmet, de Smith, n'hésitaient pas à affirmer que toutes les fistules à l'anus, quels que soit leur siège et leur variété, étaient justiciables de ce traitement.
L’excision suivie de suture, appliquée à la cure de la fistule à anus, est donc actuellement un procédé bien connu, et c'est incontestablement aux chirurgiens américains que l’on doit sa vulgarisation. L'idée n’était pourtant pas nouvelle, et c’est à un illustre chirurgien français, Chassaignac, qu’en est due la paternité. Nous trouvons en effet, à l’article ANUS du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, et sous ce titre : « Décortication du trajet fistuleux suivie de Ia réunion immédiate par la suture », une description complète de notre méthode. « On doit, écrit Chassaignac, fendre la fistule
(1) Août 1892. (2) 13 décembre 1893.
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