A. — FORMES HAUTES
Dans les formes hautes, Sicard distingue les radiculites dont les lésions portent sur le trajet intraméningé des racines, des funiculites qui sont l’atteinte de ces mêmes racines dans leur trajet extraméningé et, en particulier, au niveau des trous de conjugaison. C’est à ces dernières que se rattache la sciatique rhumatismale.
D’après Schaeffer et Léri, il serait particulièrement difficile d'arriver à séparer radiculite et funiculite; cependant Sicard a décrit un certain nombre de signes que nous résumerons ici et qui ont une grande importance.
Dans les radiculites on a bien souvent affaire à une affection d’ordre général, telle que la syphilis, la tuberculose, ou à des lésions du rachis. Dans la funiculite, il s’agit avant tout de spondylite et les antécédents
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sont ceux du rhumatisme. La toux réveille, dans la: radiculite, une douleur vive par modification de l’équilibre du liquide céphalo-rachidien. Dans la funiculite, elle ne produit généralement pas d’exacerbation des douleurs; cependant quelquefois, l'effort de toux peut agir en provoquant la contraction de muscles douloureux.
Le liquide céphalo-rachidien, dans la radiculite, présente une réaction lymphocytaire; c’est-à-dire la présence de plus de trois éléments par millimètre carré dans la cellule de Nageotte.
Dans la funiculite, au contraire, Sicard dit que l’on ne rencontre jamais de lymphocytose, tandis que d’autres auteurs, Léri, Thomas, admettent que celle-ci est quelquefois possible par extension de linflammation aux méninges.
Dans la radiculite il n’y a pas de contracture musculaire. Dans la funiculite, au contraire, la contracture se manifeste, soit par de la scoliose directe, les mus- ‘cles du côté lésé étant contracturés, soit par de la raideur du rachis si les muscles sont contracturés des deux côtés. On peut d’ailleurs rencontrer quelquefois de la scoliose avec raideur du rachis par association des contractures des deux groupes de muscles, mais dans des proportions inégales.
On a appelé récemment l’attention sur le signe du psoas, celui-ci étant en quelque sorte Finverse du signe de Lasègue. Il consiste à coucher le malade à plat ventre et à porter la cuisse en arrière et en dehors, ce qui produit un tiraillement du périoste en-