VU
se révèle à première vue par l’abaissement du pli fessier du côté malade, l’hypotonie du triceps sural, par la dépressibikité du tendon d'Achille, Le signe de l'équerre et du talon montrent la déficience des muscles postérieurs de la cuisse. La surélévation du talon et la surflexion plantaire du pied du côté atteint, traduisent l’hypotonie du jambier antérieur et des muscles antéro-externes de la jambe et doivent faire penser à une souffrance de la cinquième vertèbre lombaire; la rotation du pied vers la ligne médiane vue d’en haut sur le sujet agenouillé, est en faveur de l’hypotonie des muscles péroniers latéraux, donc atteinte prédominante des première et deuxième racines sacrées. On pourrait donc, par la localisation de ces variations topographiques, faire le diagnostic des parties lésées.
Signes électriques
Il n’est pas courant de rechercher les réactions électriques au cours de la sciatique; cependant elles peuvent être troublées dans certains cas et on doit le faire dans les cas qui portent à discussion.
Néri reconnaît, dans la sciatique, l’existence d’une hypoexcitabilité faradique et galvanique simple, voire même une réaction de dégénérescence partielle sur certains muscles innervés par le nerf sciatique, alors que l’examen clinique ne décèle aucune trace d’amyotrophie. |
Parfois l’altération musculaire ne se laisse décéler
‘ (1) Le talon du côté de la sciatique est plus bas que celui du côté sain.
que par la faradisation de là plante du pied qui, au lieu de provoquer, comme à l’état normal la flexion du gros orteil, en détermine au contraire l’extension. Souvent aussi on provoque un mouvement d’abduction du pied accompagné de la flexion dorsale du bord externe. Cette abduction est symptômatique d’une diffusion de l'excitation du sciatique proplité externe. À Les réactions anormales, quand elles existent, sont plus marquées sur le sciatique proplité interne que sur le sciatique proplité externe. | L’examen électrique révèle non seulement une différence entre le sciatique proplité interne et le sciatique proplité externe, mais il montre encore que dans cette affection, la lésion peut prédominer sur une seule branche du proplité externe. C’est ainsi qu’on peut noter une diminution de l’excitabilité du musculo-cutané quand le tibial antérieur garde une excitabilité normale. Dans la sciatique radiculaire partielle ou dissociée, les troubles de lexcitabilité électrique diffèrent suivant la variété des racines lésées. Les muscles de la face postérieure de la cuisse répondent peu à une excitation électrique; toutefois, le grand fessier donne une contraction nette lorsqu'on l’excite. La différence entre la contraction du grand fessier du côté sain et du côté malade, est un bon signe en faveur de l’existence d’une sciatique : le côté malade ne répondra pas à l’excitation ou bien accusera une série de contractions fasciculaires rythmiques.
Hniog te
Enfin, la transmission de la sensibilité électrique douloureuse par le nerf malade, est souvent diminuée ou abolie tant que dure le syndrôme douloureux.
Modifications du liquide céphalo-rachidien
De même qu’il n’est pas fréquent de rechercher les réactions électriques, la ponction lombaire se fait rarement. En général le diagnostic de sciatique se fait sans avoir besoin de recourir à l’examen du L. C. R. (1), mais si on est obligé de le faire dans des cas extrêmement difficiles, on constate que le L. C. R. de la sciatique rhumatismale est généralement normal ; mais il peut exister une certaine augmentation du taux de l’albumine pouvant aller jusqu’à 0 gr. 50 sans réaction cellulaire appréciable (Sicard).
La consatation de la lymphocytose dans le L. C. R. doit faire éliminer le diagnostic de sciatique rhumatismale.
(1) L. C. R. Liquide céphalo-racidien