‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Névralgie sciatique par les Agents physiquesChapitre 20 sur 45 · RON · texte numérisé non relu

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arthrite vertébrale à l’origine, propagée au trou de conjugaison. Cela expliquerait que J’arthritisme, le rhumatisme, la goutte, la blennoragie, maladies à lo- Calisation articulaire, sont si fréquemment retrouvées dans les antécédents de l’affection. Toutefois on peut admettre l’irritation du nerf par une périostite localisée au trou de conjugaison lui-même, peut-être méme par des troubles vasculaires entraînant des œdèmes locaux.

En disséquant sur une pièce anatomique la région | du trou de conjugaison, Barré et Gunsett sont arrivés aux idées suivantes :

1°) Les deux racines du nerf englobées dans le culde-sac dure-mérien, glissent dans une gouttière qui les mène au trou de conjugaison.

2°) À Ia région lombaire, le nerf traverse très obliquement le trou de conjugaison.

3°) A la sortie de ce trou, le nerf chemine pendant plusieurs centimètres dans une nouvelle gouttière, et le cinquième nerf en particulier, est contenu dans un vrai canal dont les parois se moulent sur lui.

4°) Si l’on ajoute que de toutes ces parties, le nerf est entouré de veines abondantes qui forment un lacis continu dans une graisse assez rare, on comprend que la moindre congestion veineuse, la moindre inflammation tissulaire, la moindre périostite locale, le plus petit ostéophyte, peuvent influencer directement le nerf.

A côté de cette localisation du processus irritatif au niveau des racines, il existe beaucoup de cas où

TOURS de

MA l’irritation est localisée ailleurs (sciatique post-phlébitique par irritation ou compression locales) et très souvent du reste, il est difficile de localiser exactement le siège de l’irritation.

La radiographie de la région lombo-sacrée, faite systématiquement chez une série de malades atteints de névralgie sciatique, avec ou sans atrophie musculaire, n’a jusqu'ici rien montré de très caractéristique. Indépendamment des cas où la radiographie révèle un mal de Pott ou une métastase cancéreuse, on ne décèle généralement aucune anomalie sur les images radiographiques permettant la genèse de l’affection.

On rencontre parfois des productions ostéophytiques, les becs de corbeau de la lombarthrie, ou des épaississements ligamentaires ; mais ces lésions ne paraissent avoir avec la sciatique qu’une relation de coïncidence; c’est à elles, sans doute, que se rapportent les douleurs diffuses, les lombalgies qui précèdent parfois de plus ou moins loin une-atteinte de sciatique, mais ce ne sont probablement pas les auteurs des symptômes dont se plaignent les malades, car beaucoup de sujets ont des becs de perroquet et n’ont jamais eu de sciatique; souvent aussi on a vu que les douleurs se trouvaient du côté opposé aux becs de perroquet. |

La radiographie a cependant conduit à des polémiques sur la sacralisation de la cinquième vertèbre lombaire. Cette anomalie, pendant longtemps, n’avait guère soulevé l'intérêt; mais Bertolotti et ses élèves Rossi et Massimo Lupo en Italie, puis après eux Nové

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