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Josserand, Mauclaire en France, Richard en Amérique ont décrit une symptomatologie spéciale et ont voulu l’'ériger en facteur d’algie sciatique, voire en affection autonome et distincte.
Il est bien reconnu aujourd’hui que la sacralisation,. entité morbide, n’a pas d'existence propre, que beaucoup de sacralisations, même complètes et semblant enserrer la racine d’un canal des plus étroits, n’ont jamais donné lieu à des phénomènes algiques, mais il n’en est pas moins vrai que la sciatique apparait avec une certaine fréquence ou une désespérante ténacité chez les sacralisés.
. Cela tient sans doute à ce que cette anomalie encercle le tronc nerveux non plus dans un simple orifice annulaire, mais dans un véritable canal. Il en résulte que celui-ci, par sa longueur et sa courbure, décuple les chances de compression en cas d’une altération inflammatoire du périoste, des veines satellites ou du tissu cellulo-adipeux voisin.
En somme, tout porte à croire que les racines du sciatique, en dehors du rachis, se trouvent soumises à une cause irritative ou compressive. Suivant le degré de celle-ci, la douleur sera plus ou moins intense, plus ou moins persistante; suivant son degré il y aura disparition ou affaiblissement du réflexe du tendon d'Achille, mais jamais la cause compressive ne sera assez énergique pour produire l’arrêt de l’influx moteur, et c’est pourquoi la sciatique névralgie ne s’accompagne jamais de parésie ou de paralysie du scia-
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