ÉTUDE CLINIQUE
La sciatique est une maladie de l’âge adulte qu’ ON TN
n'observe guère qu’ après l’âge de vingt ans, entre Fe ‘trente et cinquante ans, qui se montre surtout pendant rs. la saison froide, en hiver, et. dans certains climats hu- PU 4 mides et froids. CA 4 Les variations brusques de température et certaines conditions météorologiques mal définies sont aussi. vit «3 parmi les agents provocateurs importants de la scia- : tique (Sicard). | j PR Linfluence saisonnière est certaine. La maladie s’ob- Ve Era serve de préférence dans les premiers mois de Pannée, à tel point que Lasègue a pu discuter à ce propos De la notion d’épidimicité. F4 LEURS Elle est plus fréquente chez l'homme que chez la femme et frappe les individus qui exercent une profession exposant au froid, ou à l’humidité, où à La fatigue de la région où court le nerf sciatique. TR
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SYMPTOMATOLOGIE
: À. Symptômes subjectifs. — Le signe dominant est Palgie; c’est pour cela que le sujet vient trouver le médecin. Tantôt cette douleur éclate brusquement, dans toute son acuité, tantôt elle est précédée de symptômes consistant en un endolorissement vague, profond, s’accompagnant de fourmillements, de crampes. de sensation de chaud et de froid.
Presque toujours unilatérale, elle est surtout vive dans la région fessière et à la face postérieure de Ia cuisse, au creux proplité. D’après Barré, il serait assez fréquent de voir les sciatalgiques souffrir depuis la pointe de la fesse jusqu’à la cheville, mais exclusivement sur la face externe du membre.
Souvent, mais non toujours, elle irradie dans la
jambe et dans le pied. Parfois, à la cuisse, elle déborde
en avant dans le domaine du crural, ou en dedans vers les adducteurs, domaine de l’obturateur.
Les douleurs peuvent être continues ou paroxystiques. La douleur continue est sourde, vague et supportable; les paroxysmes n’existent généralement pas au début et ne surviennent que plus tard. Ce sont des élancements pénibles, atroces, comparés par le patient à une brûlure, à un broiement, à une morsure profonde, à un poignard qui s'enfonce (Ramond). Ces élancements peuvent être passagers ou au contraire subintrants, créant alors un véritable état de mal.
Chez certains malades ils surviennent spontanément