‹ Contribution à l'étude du traitement de la Paralysie Générale par le StovarsolChapitre 12 sur 22 · TECHNIQUE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE

La technique que nous avons employée est sensiblement celle indiquée par MM. Barbé et Sézary.

Au lieu d'utiliser une solution toute préparée, nous préparons notre solution extemporanément avec la quantité de produit nécessaire pour les malades que nous traitons en série, mais toujours à raison de 0 gr,50 de produit pour 4 centimètres cubes d’eau bi-distillée, ce qui représente la solution saturée.

Pour quelques-uns de nos malades, nous avons varié le norhbre des injections hebdomadaires.

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OBSERVATIONS s

Dans ces quatre observations, il s'agit de quatre hommes dont l’histoire est superposable : tous confinés au lit, cachectisés, avec grosses eschares fessières, déchéance intellectuelle totale. Ils sont morts quelque temps après le début du traitement, les uns par ictus, les autres dans le collapsus final, sans qu'on ait eu l'impression que le traitement les influençât en quoi que ce fût. |

Ils sont morts de leur maladie, vraisemblablement à l'heure où ils devaient en mourir. Il n’y a pas lieu, à notre avis, d’insister sur ces cas in extremis.

Me B. G..., 42 ans.

Entre le 5 février 1926.

Symptômes mentaux : Présente un affaiblissement intellectuel marqué, mémoire infidèle, raisonnement puéril, euphorie béate, indifférence à tout. La malade ne s'inquiète pas de sa famille, ne sait où elle est et ne s'en préoccupe pas. |

Signes physiques : Trémulation de la langue et des lèvres, tremblement généralisé à grandes oscillations, inégalité pupillaire, réaction incomplète et paresseuse à la lumière.

Le 12 février 1926, elle présente un ictus avec hémiplégie gauche transitoire,

Le cytodiagnostic et le wassermann du liquide céphalorachidien sont positifs.

On lui fait du 4 mars au 8 avril 1926, 21 grammes de stovarsol intraveineux,

Dès la neuvième injection, nous observons une amélioration sensible de l’état mental : la malade sait où elle est, dit le mois, depuis combien de temps elle est ici, raisonne mieux ; elle se préoccupe de son mari.

Les troubles neurologiques sont nettement amendés. Le tremblement ataxiforme du début a beaucoup diminué. Elle marche plus facilement, articule beaucoup mieux.

Les troubles pupillaires persistent.

Du 11 mai au 11 juin nous pratiquons une deuxième série de 21 grammes de stovarsol à raison de

trois injections de 1 gr. 50 par sémaine comme pré-

cédemment.

L'amélioration s'’accentue. L'état général est excellent. Elle a pris de l’'embonpoint, s’alimente très bien ; elle s'occupe un peu; la malade parie souvent de s’en aller, de retourner auprès de son mari « qui doit bien s’ennuyer seul ».

On pouvait effectivement envisager sa sortie quand, subitement, elle meurt dans une attaque apoplectiforme le 26 août, deux mois après la fin de la deuxième série.

La malade a été améliorée d’une facon certaine, tant au point de vue mental qu'au point de vue physique mais le traitement ne semble pas avoir modifié l’évolution fatale de sa maladie.

Mie ST

Mne W.R...,42 ans. |

Signes mentaux : Présente de l’affaiblissement intellectuel, des accès d’anxiété au cours desquels elle gémit comme une enfant ; idées de négation, refus d'aliments, état général médiocre. C’est une paralysie générale à forme hypochondriaque.

Signes physiques : Inégalité pupillaire, accrocs de

la parole, wassermann et cytodiagnostic positifs dans

le liquide céphalorach'dien.

Du 4 mars au 8 avril, nous injectons 21 grammes de stovarsol.

Nous n’observons aucune amélioration mentale. La malade s’agite.

L'état physique s’améliore en tout cas ; elle reprend de l’'embonpoint.

De l'excitation succède à sa dépression anxieuse ; elle parle jour et nuit.

La malade meurt le À maï au cours d’attaques épileptiformes avant qu’on ait LL entreprendre une deuxième série.

Nous ne pouvons noter ici aucune amélioration de l’état mental. Le stovarsol a agi sur cette malade uniquement au point de vue physique, effet qui se traduit par une augmentation de poids et par l’accroissement des forces qui peuvent faire les frais . d’une agitation considérable qui dure un mois.

L'évolution fatale ne semble pas avoir cté influencée par le stovarsol.

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