LE NOR
malades sont encore actuellement en traitement et que, d'autre part, un certain nombre de guérisons sont trop récentes pour pouvoir déjà être considérées comme définitives, nos résultats apparaissent de même nature que ceux oblenus par les auteurs antérieurs, qu'ils aient pratique des séances longues ou courtes, associé ou non aux ultra-violets la thermo ou la radiothérapie.
Nous constatons en eflet, sur 5 formes asciliques,
dont un cas absolument désespéré
2 guérisons (1, I); 2 améliorations (IV, V); IFéchec (11).
Sur 4 formes pleuro-péritonéales :
2 guérisons (VI, IX); 2 améliorations (VIT, VIN).
Sur une forme anascitique :
1 échec (X). ee Sur une forme fibro-caséeuse généralisée 1 amélioration. | Sur quatre formes fibro-caséeuses localisées 4 améliorations.
Sur une forme fibro-adhésive : * g:
1 légère amélioration.
Sur. une forme fibro-adhésive traitée pendant lapa-
ralomie :
1 amélioration.
Si nous voulons comparer ces résullals avec d’autres
pourcentages, en particulier ceux des auleurs alle-
mands : Strahlmann, 1 guérison, 9 améliorations sur 10 cas; S. Mayer : 35 % de guérisons dont 100 % dans
Se PTS CRT V7.
2) CEE
les formes ascitiques; Finkelstein et Rohr : 50 % avant
guerre, 35 % pendant la guerre, 85 % après la guerre; Duhem : 100 % d'améliorations: il ne faut pas oublier qu'il s'agit là de cas observés chez des entants chez lesquels la péritonile est moins tenace que chez l'adulte el souvent même disparail d'elle-même, alors qu'en
parliculier nous n'avons pas eu l'occasion de traiter une
seule forme ascilique pure, si fréquente dans le jeune
âge. Il faut se rappeler également les chiffres de Budde
pour la Clinique Chirurgicale de Halle : sur 10 cas, 2 guérisons, 7 améliorations, 1 mort. De même, nous avons vu que sur 12 formes ascitiques, Saidman n'avait
oblenu qu’une guérison.
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Valeur thérapeutique, indications et contre-indications des rayons ultra violets dans le traitement de la péritonite tuberculeuse.
Pour donner aux rayons ullra-violels la ‘place qui leur revient dans le traitement de la péritonite tuberculeuse, il conviendrait maintenant d'établir d'abord une comparaison entre les résultats obtenus par lPhéliothérapie d’une part et les autres méthodes de traïlement d'autre part, et de comparer ensuite les avantages el les inconvénients respectifs de l'héliothérapie naturelle et de Fhéliothérapie artificielle.
Malheureusement, ainsi que le fail remarquer Macaigne, et après lui Bufnoir, lappréciation des résultats dans le traitement des périlonites bacillaires est très délicate et sujette à de multiples causes d'erreur. D'une part, en effet, s'il existe bien dans cette affection de grands groupes nosologiques schémaliques, 1ci encore plus qu'ailleurs, en pathologie, les cas imdividuels présentent rarement entre eux une identité
suffisante pour servir de base convenable à une
LS
comparaison; d'autre part il ne faut pas oublier que nombre de péritonites tuberculeuses guérissent Sspontanément sans traitement ou avec un lrailement jvrement svinptomatique.
Finkelstein et Rohr qui se sont livrés à un travail de slalistique très consciencieux, ‘ont précisé encore d'autres difficultés d'appréciation :
Au bout de combien de temps un malade peut-il être considéré comme guéri (en particulier, il faut tenir comple de la fréquence des récidives).
Quelles sont les constatations cliniques qui permettent d'affirmer la guérison. A-t-on par exemple le droit de parler de guérison lorsqu'il persiste encore quelques cordons péritonéaux, alors même que l'état 2énéral est excellent et les signes fonctionnels nuls. Doit-on considérer comme guéri un malade dont l’ascite a disparu mais dont le poids n’a pas repris ?
Ces difficultés et d’autres encore, expliquent d'une part que pour chaque mode de traitement les staltisliques donnent des pourcentages favorables, d'autre part les divergences dans l'appréciation des résultats, quand un tenant d’une méthode voit ses cas suivis par un parlisan d'un autre mode de traitement.
C'est ainsi que suivant les auteurs et les formes, les
Slalistiques chirurgicales oscillent entre 23 {Wunder-
lich), 40 (Schmid), 61 (Thones) et 90 % (Sauvé, Témoin) de guérisons.
La radiothérapie préconisée surtout en France par Albert Weil et que Saidman associe aux R, U. V.,
et di
donnerait suivant certains auteurs (Bircher) des guérisons dans 70% des cas.
Récemment, un nouveau mode de traitement, la pheumo-séreuse, aurait rapporté à P. E. Weil #t Loiseleur, un pourcentage de 50 %.
Il est vrai que le simple traitement diététique amènérail 30 à 40 % de guérisons (Combhy, Rose, Guthrie).
Pour lhéliothérapie, Bernhard indique 21 guérisons sur 22 cas; Rollier, Bufnoir paraissent avoir des résullals analogues. |
Tous ces chiffres s'appliquent uniquement aux formes asciliques, les seules qui soient relativement comparables.
On comprend comment chacun peut en toute bonne foi tenir à sa méthode et pourquoi chirurgiens ei médecins déclarent que la laparatomie ou l'héliothérapie sont le traitement de choix de la péritonite bacillaire.
C’est en effet entre ces deux thérapeutiques qu'en définitive on peut seulement hésiter. La radiothérapie qui avait eu son heure de vogue a perdu beaucoup de terrain, et certains auteurs lui reprochent de détermmer des accidents diarrhéiques et d'amener, dans certains cas, un déclin grave de l’état général. (Sauvé.)
Encore . l'opposition n'est-elle pas entière entre l'héliothérapie et la laparatomie, puisque le chirurgie: tend de plus en plus à faire de l'héliothérapie au cours de son intervention (Témoin, Sauvé), elle existe surtout entre deux méthodes héliolhérapiques : la méthode médicale et la méthode chirurgicale. Nous ne pouvons
reproduire les discussions qui ont eu lien sur ce sujet
JE NLLE 2e,
LR
entre Sergent et. Témoin, les arguments que Pie a développés à Lyon, à la suite du Rapport de Cordier. Cependant, il nous semble que puisque le chirurgien admet maintenant que, lorsqu'il opère, il a surtout en vue une action héliothérapique, il serait au moins logique qu'il ne tente pas cette héliothérapie chirurgicale avant d'avoir essayé auparavant l'hélicthérapie médicale. Il serait de même logique qu'il considère que son acte actinothérapique, si intense que puisse être l'action des rayons solaires sur le péritoine, n'a duré que quelques minutes et qu’il serait indispensable de la compléter par un traitement héliothérapique postopéraloire, afin d'éviter des récidives si fréquentes. Rappelons les résultats obtenus par Hartmann ct Armand Delille qui ont guéri par l'héliothérapie naturelle une femme opérée trois fois sans succès, le cas récent de Gaudier et Créancier qui ont guéri par l’héliothérapie artificielle un jeune soldat laparotomisé sans amélioration. Nous pourrions ajouter trois de nos cas (TT, VIT, X) qui furent laparotomisés el chez lesquels intervention n'amena qu'une atténuation passagère et n'empêcha pas les récidives. Les deux derniers cas ont été extraordinairement améliorés par les rayons ultraviolets.
Avec Bufnoir, nous devons done admettre que l'opposition entre le chirurgien et l'héliothérapeute ne doit pas être aussi tranchée, il doit v avoir collabora- Üon, la part que chacun peut être appelé à prendre variant suivant les formes cliniques. Peut-être l’introduction de la lampe en quartz dans le traitement de !a
périlonile bacillaire contribuera-t-elle à établir et a maintenir cetie Hiaison, car elle offre ce grand avantage de permettre au chirurgien de suivre son malade.
Dans la forme ascilique, on a tout intérêt à commencer par l'héliothérapie. On n’interviendra que si l'on constate qu'on n'oblient pas de résultat, On est autorisé à alltendre jusqu'au deuxième mois de traitement (Cordier). Dans les formes avec épanchement volumineux, on aurail peut-être intérêt à intervenir pour évacuer l'épanchement.
Dans la forme anascitique, la chirurgie est impuis- Sante : l'héliothérapie s'impose. A
Dans les formes ulcéro-cancéreuses géntralisées, la chirurgie ne peut rien,’ elle est même dangereuse, l'héliothérapie ne donne pas des résultats anatcmiques extraordinaires, mais elle calme les douleurs et remonte l'élat général. |
Dans les formes à plastron localisées, formes viscéropéritonéales, la chirurgie garde ses droits, mais là encore, l'héliothérapie est un adjuvant indispensable.
Dans les formes fibreuses, lhéliothérapie seule est
indiquée à moins de complications par compression JUL
élranglement ou l'acte chirurgical s'impose.
La valeur de l'héliothérapie dans le traitement de la péritonite étant reconnue, peut-on mettre sur le même
plan héliothérapie artificielle et héliothérapie naturelle ?°
L'héliothérapie naturelle est la plus anciennement emplovée. Elle a fait ses preuves et c’est elle qui a fraxé la voie à sa cadette. Elle a pour elle des avantages incontestables. Elle associe au traitement solare, la
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