‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De La Péritonite Tuberculeuse Par Les Rayons Ultra-VioletsChapitre 42 sur 45 · HE PA · texte numérisé non relu

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cure climatique et aérothérapique. Mais, d'autre part, elle reste sous la dépendance des conditions atmosphériques, elle ne permet pas de doser avec suffisamment d'exactilude la quantité de rayons absorbée, enfin, socialement parlant, elle revient cher et n'est accessible qu'aux enfants et aux adultes aisés, Non que nous adoptions l'opinion trop répandue que les R. U. V. sont le « soleil du pauvre: ». Dans les conditions modernes de la civilisation, s’il existe des prescriptions diététiques pour pauvres et pour riches, il ne peut v avoir, inv a pas de médication «.pour pauvres ». Les rayons ultraviolets sont avant tout un « soleil artificiel », c'est-à-dire un soleil pour pays qui n'en ont pas ou pas assez, un soleil pour villes, c'est en même temps un soleil pour mauvaise saison où pour mauvais lemps, un soleil pour jours de pluie, c'est enfin un soleil plus fort dans son action instantanée que le soleil, un soleil rapide. L'héliothérapie naturelle reste à la portée du pauvre, £t Armand Delille a obtenu de beaux résultats en soignant à Paris, des malades, par le soleil. Mais l'héliothérapie nalurelle prend du temps. Au moins deux séances de deux heures par jour. Il n'est pas sans intérêt de faire

remarquer que nombre de malades ont pu continuer

leur traitement par les R. U. V. tout en reprenant leur

lravail. C'est ce qu'à résultat égal ne permet pas ‘e

. Soleil, Or, il ÿ a une importance sociale et mème médi-

cale considérable à traiter un malade, à quelque milieu qu'il appartienne, tout en Iui permettant un certain l'avail. TT reste un homme qui se soigne, il n’est pas

immobilisé, presque un infirme. Quand la guérison

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surviendra, il n'aura pas à reprendre dans la sociélé une place qu'il aura pu conserver. La nolon de déchéance sociale influe considérablement sur le

psychisme des malades, surtout tuberculeux, et il y a là

un avantage thérapeutique de plus à l'actif des ultraviolets. |

Nous pensons donc qu'on ne peul.retirer aux rayons ultra-violets aucune des indications de l’héliothérapie nalurelle.

Est-ce à dire qu'il n'y ait pas de contre-indicalions, -

nous ne le pensons pas.

D'abord, tous les auteurs sont unanimes pour recommander l'abstention dans les formes aiguës. Cordier, de même, n’admet pas les R. U. V. dans les formes ascitiques à grande réaction inflammatoire. Nous manquons d'expérience de ces formes.

En second lieu, nous ne devons pas oublier que nous avons affaire à des tuberculeux et que nous devons à tout prix éviter les réactions. On a signalé à la suite de la radiothérapie, l'apparition de méningites et de fontes pulmonaires rapides. De même, après les R.U.V. Gôdde a observé chez des tuberculeux pulmonaires, dans près de 10.% des cas, des réactions nettes, caraclérisées, suivant les malades, par de l'ascension thermique à 40°, l'augmentation de l’expectoration et même des hémoptysies dont une dura cinq jours. Nous avons constaté nous-mêmes la réaction survenant quelquefois chez nos malades, et se caractérisant soit par de la fièvre, soit par une diminution du poids, soil par une reprise des douleurs, soit même par l'apparition d'un

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érylhème noueux. Il faut done se garder de penser que les ravons ultra-violets sont inoffensifs chez ies tuberculeux.

Les lésions pulmonaires avancées, les hémoptysies paraissent contre-indiquer les irradiations on du moins nécessiter une extrême prudence, en particulier la prise de la température pendant la séance, l'auscullation systématique des foyers. |

De même, dans les formes sans lésions pulmonaires où la fièvre est élevée, dépassant 39°, il est nécessaire de se montrer circonspect dans l'emploi de l'héliothérapie artificielle.

D'autre part, cependant, on n'aura pas lieu de se montrer inquiet lorsqu'on constatera après la 4° ou o° séance la réaction fébrile que nous avons signalée et qui, dans aucun de nos cas, n'a eu de suite fâcheuse.

Enfin, Kautz avant indiqué comme contre-mdication au trailement par les R. U. V., la svphilis et le cancer, il comporte naturellement d'éliminer ces affections avant d'instituer l’actinothérapie.

Il reste donc que, pour exister, les contre-indications au traitement par les ultra-violets sont relativement exceptionnelles dans les péritonites bacillaires, et que si lon met à part les méthodes purement diététiques, l’actinothérapie demeure à activité égale la thérapeulique la moins dangereuse.

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