CONCLUSIONS
| Dans le lralemeni médical de la périlorule tuberculeuse, l'héliolhérapie apparuil incontestablement comme
- la médicalion de choix. | Si l'héliothérapie naturelle conserve toujours des 14 avanlages ineslimables lorsqu'elle associe à la photothérapie la cure climatique, ceux-ci paraissent largement 0 = compensés, en particulier pour l'héliothérapie en plaine LE - ou à la ville, par ceux qui découlent de l'utilisation plus pratique el de la plus grande efficacité de l'héliothérapie
artificielle. He Le trailement de la péritonile tuberculeuse par les rayons ultra-violels donne des résullats comparables sinon supérieurs à ceux obtenus avec l'hélicthérapie nalurelle. Dans le traitement de l'adulte, encore plus | que de l'enfant, l'héliothérapie artlicielle apparait comme absolument indispensable à l'arsenal thérapeu-
1 tique.
(2 Le mode d'action des rayons ultra-violets paraïl être 4 plus général, par stimulation nerveuse ou sanguine, que | . Jocal, l’action bactéricide des R. U. V. à travers les É tissus, l'effet direct sur la résorption de l’ascite ou des
masses caséeuses n'ayant pu être démontrés.
ÉPÉmERS ss 1 à
Cependant 1 héliotherapie artificielle produit indireciement des ejjels locaux favorables, caraciérisés essenuellement par : ?
La disparition progressive de l'ascite;
La diminution des gàteaux péritonéaux,
La diminulion du volume de l'abdomen;
L'augmentation de tonicité de la musculalure abdominale;
L'atténualion et même la disparition des douleurs;
La restauration fonctionnelle de l'intestin sous-jacent; mais surlout des effels généraux parlois surprenants
dont les plus caractéristiques sont
Le retour de la température à la normale;
L'augmentation parfois considérable el extraordinairement rapide du poids.
Si l’on considère le traitement des diflérentes formes de périlonites tuberculeuses, on peut conclure que
Dans le lraitement des formes asciliques, surtout des lormes primitives, les rayons ultra-violets donnent des résullals excellents, sans qu'il soit nécessaire, dans la majorité des cas, d'assurer par une intervention, l'évacualion de l'épanchement.
Dans le traitement des formes caséeuses ou plasliques, les résultats encore bons, sont moins satisfaisants, la disparition complète des gâteaux périlonéaux n'élant qu'exceptionnellement obtenue.
Dans le traitement des formes fibro-adhésives, l'effel:
porte surlout sur les douleurs; dans les cas de compression où d'occlusion viscérales l'effet local est médiocre. Dans le traitement des formes localisées, l'héliothé-
er ou
rapie arlificielle ne peut être que l’adjuvant d'autres méthodes thérapeutiques : radiothérapie, mais surtout intervention chirurgicale.
Suivant l'âge des malades, les résultats sont d'autant meilleurs que le sujet est plus jeune, probablement parce qu'il en est de même pour le pronostic général de l'affection.
Suivant l’âge de la maladie, les résultats sont d'auant meilleurs que le sujet est plus précocement soumis aux ravons.
La lechnique est simple et à la portée des médecins praliciens. Les appareils ulilisés sont des lampes en quartz du commerce, auxquelles il ne paraîl pas v avoir grand avantage à associer des lampes chauffantes.
Il semble y avoir intérêt à rapprocher le plus possible les malades de la lampe, en raccourcissant très progressivement la distance d'irradiation.
La nécessité des longues séances n'est pas démontrée, les résultats obtenus avec des séances-ne dépassant pas 10 ou 15° étant sensiblement les mêmes que pour des séances d'une heure.
Il faut donc dans lous les cas agir très prudemment élant donné les réactions observées après des doses minimes de ravons. L'érythème ne devra pas être recherché systématiquement. Il en est de même pour la pigmentalion dont le rôle de transformateur d'énergie est loin d'être démontré.
Cette méthode n’augmente pas le nombre des séances el ne prolonge pas inutilement le traitement dont la durée varie entre trois mois et un an.
AP rate
Il faut se rappeler que la périlonite tuberculeuse est une affection essentiellement récidivante et continuer à trailer de Lemps en temps préventivement les malades guéris en apparence.
D'autre part on ne doit pas considérer les rayons ullra-violets comme la seule médication applicable à lous les cas. Avec Cordier, on peut admeltre que, f1 après 2 mois de lraitement d'une forme ascilique, on n'oblient pas de résultats, on doit opérer.
Après comme avant les rayons ultra-violets, il existe encore des formes « chirurgicales » de la péritonile luberculeuse: formes localisées, formes fibro-adhésives où il est de loute nécessilé de libérer opératoirement Îles adhérences. Mais, surtout au début, on devra louJours commencer par un traitement hélhothérapique qui aura souvent pour effet de calmer les douleurs et de remonter le malade.
Après l'acte opératoire, il conviendra également de continuer le lraitement par les ultra-violets. On stimulera ainsi les forces de réparation. On éviiera et fera disparaître les fistules. On préviendra les récidives.
Enfin, lors même de l'intervention, il semble y avoir un certain intérêt à irradier localement le péritoine avec 1a lampe de quartz. Mais il faudra toujours asso-
cler à ce traitement le traitement post-opéraloire.
Vu : Bou à imprimer : Vu et PERMIS d'imprimer : Le Président de Thèse. Le Recteur de l'Académie de Paris, WIDAL. APPELL Vu « Le Doyen, ROGER.