‹ Contribution à l'Étude du Traitement de la Pulpe Dentaire ExposéeChapitre 12 sur 25 · RAP · texte numérisé non relu

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paration complète de la cavité de la dent. C'est-à-dire que la carie doit être enlevée d’un façon parfaite et l’ouverture de la chambre pulpaire entièrement dégagée. La digue en caoutchouc sera mise en place dès le commencement de la préparation de la cavité pour empêcher l’entrée de la salive et l’apport de germes infectieux. Les instruments que l’on emploie doivent être aussi aseptiques que possible etl’opération ne sera commencée que lorsque la cavité aura êté soigneusement détergée de tous les débris de carie, lavée avec une solution antiseptique et séchée.

Ces préparatifs achevés, on choisit une fraise ronde ou

-ovale à grosses serrations que l’on adapte au tour den-

dentaire.

Cette fraise doit être très tranchante et absolument de la même grosseur que la cavité. Elle doit être d’une propreté absolue et trempée dans une solutiôn antiseptique. On actionne le tour dentaire soit avee le pied, soit au moyen du moteur électrique et on enfonce la fraise à une profondeur suffisante pour mettre à nu les extrémités radiculaires et amputer d’une manière complète les parties comprises dans la chambre pulpaire. On comprendra facilement que, si on prenait une fraise moins grande que la cavité, toute la pulpe ne serait pas sectionnée, et que

“les parties externes resteraient adhérentes à la chambre

pulpaire, ce qui plus tard amènerait des complications.

Cette opération est excessivement douloureuse, car le : D'Witzell ne la fait pas précéder de cautérisation préalable dé l’organe ; aussi la main qui conduit la fraise doit-elle être ferme et sûre; car si l'opération ne réussit pas du premier coup, on peut être certain que le patient ne laissera pas recommencer le praticien.

La pulpe amputée, les prolongements radiculaires donnent lieu à une légère hémorragie, mais ne sont nullement sensibles à l’eau froide. On badigeonnera les extrémités de ces prolongements radiculaires avec de liodoforme trempé dans de l’éther, et on peut procéder à leur encapage. Cette opération se fait au moyen d'un ciment iodoformé dont Witzell donne la formule suivante :

fodoforme LA ri Or 200 Oxydeds.7zmi0r OS SE SO PT:

Essente de girofle, 5. , . = "1 gr.

Vaseline Hquide 7002 0, Ge à Der.

On porte cette petite pâte iodoformée au fond de la

chambre pulpaire et on recouvre avec une petite cape

métallique (aluminium) qui s'adapte parfaitement à la cavité.

Le D' Witzell recommande beaucoup l'emploi de sa méthode qui possède de grands avantages et peut être très utile pour les molaires.

Il dit que, dans le traitement radical dont nous parlerons plus loin, jamais on n’arrive à enlever d’une façon complète tous les débris pulpaires et que, s’il est possible de laisser de petites quantités de pulpe dans une dent obturée, on peut de même en laisser de grandes quantités sans aucun inconvénient. Mais en partant de ce principe, nous arrivons au traitement conservateur qui, . Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, ne donne pas toujours une réussite parfaite.

D’après Witzeli, ces débris de pulpe se rétractent et jouent le rôle de matières obturatrices mieux que n’importe quelle autre substance.

En résumé, c’est une opération très douloureuse, et dont les résultats ne sont pas constants.

Il existe aussi un second traitement proposé par le . D'Herbst, de Brême, et dont un de ses élèves a donné tout dernièrement une description parfaite ‘. Cette méthode est préférable à la précédente, quoiqu’elle soit basée sur les mêmes principes.

Pour supprimer la douleur produite par l'opération de Witzell, Herbst applique sur la pulpe exposée un caustique composé d’oxyde de cobalt et de cocaïne. Il ne parle nulle part de l’arsenic, mais si on fait des expériences en vue de rechercher ce corps, on constate que toujours on trouve des traces d’arsenic. C’est l'opinion de M. le D' Cunningham, de Cambridge*, du D" Kirk et de M. le professeur E. Métral.

Herbst applique cet arséniure de cobalt en pâte avec l'acide phénique ou la créosote, ou bien il emploie à sec en le portant au moyen d’une boulette de coton sur la partie qu’il veut cautériser. Il laisse un jour l’action du caustique se faire pour que la cautérisation ne soit pas poussée trop loin et après avoir, de même que dans le procédé de Witzell, placé la digue en caoutchouc, il déterge soigneusement la cavité, la lave avec une solution antiseptique et la sèche. Il choisit de même que Witzell une fraise

1 Dr Fritz Holtbuer, Æerbstsche Neuerungen fur die zahnär- &tliche Praxis, Leipzig, 1895, p. 3.

2 Odontologie, septembre, 1893, p. 424.

8 Odontologie, novembre, 1898.

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