‹ Contribution à l'Étude du Traitement de la Pulpe Dentaire ExposéeChapitre 17 sur 25 · PEER · texte numérisé non relu

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faible, on laissera le pansement peu de temps en place. Dans les dents petites et courtes, dont les canaux sont très étroits, la mortification de la pulpe est lente; dans les grosses molaires, elle est assez rapide. La cautérisation est donc en rapport avec le volume de la dent. Les canaux palatins sont plus vite cautérisés que les canaux buccaux ; les canaux postérieurs que les antérieurs et les canaux des incisives centrales que ceux des incisives latérales.

S’il se forme une escarre dans le cours de l'opération et que l’on retrouve de la sensibilité au-dessous de cette escarre, on doit l’enlever et appliquer un second pansement arsenical. ( se

Dangers de l’acide arsénieux. — Les observations de Foster Flagg prouvent que les pansements arsenicaux peuvent rester très longtemps en place sans que la mortification dépasse l’apex de la racine. Dans un cas cité par cet auteur, le pansement est resté en place un an et trois jours, temps après lequel la dent fut traitée avec succès. L’acide arsénieux n’est dangereux que dans les dents où le foramen est largement ouvert par suite de la calcification incomplète de l'organe ou dans les dents de lait.

L’arsenic ne devient redoutable que dans les cas où il sort de la cavité et où il vient fuser vers la gencive. C’est. surtout dans les cavités proximales que cet accident est à .redouter. Si la cavité de la carie s’étend jusqu’au-dessous de la gencive, un coton trempé soit dans la créosote, soit dans l’acide phénique doit être placé dans l’interstice des deux dents. Non seulement ce coton empêche la sortie du pansement arsenical, mais encore il écarte les dents et

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amène la formation d’une escarresur la gencive qui retarde l’action de l’arsenic s’il venait à s’échapper. Ce caustique en outre est insoluble dans la créosote et l’acide phénique. Si malgré tous ces moyens, l’arsenic fuse en dehors de la cavité, les tissus mous sont attaqués, les bords alvéolaires sont mis à nu, on pourra même avoir élimination d’un séquestre. Si cet accident se produit, il faut déterger les tissus attaqués, les aviver et les toucher au thermocautère.

Enfin, le pansement arsenical peut être avalé. Dans ce cas, cette ingestion donne lieu à peu d’accidents si la dose d'acide arséuieux n’a pas dépassé 2 milligrammes ; mais il n’en est pas de même si la cautérisation a été obtenue au moyen de ces préparations vendues sous le nom de « pâtes à tuer le nerf » et dans lesquelles rentrent des doses trop fortes d’acide arsénieux.

Voici les deux observations que cite le D' Combe t.

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