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le canal de la dent est lavé avec des mèches de coton chargées de chloroforme et enroulées sur des sondes lisses, On injecte de l’eau chaude et on recommence jusqu’à désinfection complète. ù Se
M. Kirk, de Philadelphie, a proposé comme antiseptique dentaire le peroxyde de sodium. Ge composé jouit de la propriété de déterger mécaniquement l’organe, de le stériliser parfaitement et de le blanchir tout en dissolvant les débris organiques et les graisses. M. Kirk neutralise les dents traitées par le peroxyde de sodium, en y introduisant pour un moment un peu de ouate imbibée d’acide chlorhydrique ou sulfurique affaibli, puis après lavage et dessiccation à l’air chaud, il fait une obturation immé.. diate. ;
Enfin, tout dernièrement le D" J.-R. Callahan, de Gincinnati, a préconisé l’emploi de l'acide sulfurique pour la préparation des canaux radiculaires,. |
Cet auteur introduit dans le canal une broche trempée dans une solution aqueuse d’acide sulfurique à 40 ou 50 pour 100. Cette préparation ratatine et durcit la pulpe-et permet ainsi de l’extraire facilement. Alors avec une
seringue on remplit la cavité d’une solution saturée de
bicarbonate de soude, celle-ci, en venant au contact avec l'acide, dégage de l’acide carbonique en telle quantité que son effervescence va emporter tout le tissu désagrégé hors du canal, hors de la dent en laissant un dépôt de bicarbonate de soude sur la dent. On peut enlever ce dépôt avec un peu d’eau stérilisée, de l’alcool ou du peroxyde d'hydrogène qui laissera les canaux blancs et propres. On voit par ce rapide exposé, que la désinfection des cauaux dentaires a donné lieu à beaucoup d'essais théra-
Sr A7 EE peutiques. Nous avons expérimenté la plupart des composés dont nous avons parlé, et parmi eux, les uns tels que les composés : sodium potassium, et l'acide sulfurique sont doués d’une énergie trop grande, et, employés sans discernement, peuvent amener des désordres graves : les autres, tels que l’eau chloroformée, l’eau oxygénée, l’aristol, le formol, etc., etc., ne sont pas doués de propriétés antiseptiques bien supérieures aux composés déjà connus. Pour ce qui nous concerne, nous nous sommes toujours servi dans la désinfection des canaux du sublimé à 1 pour 100 ou de l’acide phénique à 6 ou 8 pour 100 et ces deux antiseptiques combinés avec l’iodoforme nous ont toujours donné de bons résultats, à condition toutefois, que l’on ne s’écarte pas du manuel opératoire dont nous avons parlé
au commencement de ce chapitre,