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avec les trois stades classiques de frisson, chaleur, sueurs — les éruptions cutanées — les algies si nettes au début quoique atténuées par la suite: voilà trois ordres de phénomènes, qui, par leur apparition presque simultanée, leur évolution parallèle, constituent un ensemble symptomatologique très particulier à la forme pseudo-palustre de la septicémie à méningocoques. Il n’est pas jusqu’à la légère splénomégalie, la conservation de l’état général malgré la lente évolution, l’absence de toute localisation méningée qui n’entrent dans le cadre désormais classique de cette maladie. Nous aurons d’ailleurs bientôt l'occasion de revenir sur ces différénts symptômes lorsque nous aborderons l'étude clinique de cette forme spéciale de méningococcémie.
Quant au diagnostic, il faut souligner l'importance qu'ont les examens de laboratoire pour le préciser. Dans notre cas, en particulier, l’'hémoculture nous a permis non seulement d'affirmer la méningococcie mais encore de reconnaître la variété du méningocoque en cause. Pour être moins importante que dans la M. C.S. cette différenciation comporte cependant une utile indication pronostique puisque nous savons qu'en général les septicémies à méningocoques A sont plus bénignes que celles dûes au méningocoque B.
Soulignons enfin le double intérêt de l'intradermoréaction : intérêt diagnostique minime sans doute, intérêt beaucoup plus grand en ce qui concerne la mesure de l’état de sensibilisation du sujet vis-à-vis de
l'antigène méningococcique et parlant, intérêt capital
PAU ee en vue de la mise en œuvre du traitement à l’endoprotéine. L'efficacité de ce traitement s’est montrée, dans le cas de notre malade, remarquable. Nous verrons par la suite quels renseignements nous devons en tirer pour le traitemeut de la méningococcémie à type
pseudo-palustre.
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