‹ Contribution à l'Étude du Traitement de la Septicémie méningococciqueChapitre 9 sur 31 · GEL · texte numérisé non relu

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Le 15 mai, l’intradermo-réaction s'avère positive, et on voit apparaître au point d'inoculation une légère rougeur papuleuse sans excès (réaction moyenne).

Le même jour (15 mai), engection intra-musculaire (dans la fesse) de 1 1/2 cc. d'endoprotéine. Deux heures après l’injection, surviennent des frissons et un accès fébrile qui dure environ six heures. La température monte à 4007 suivie de sueurs abondantes.

Le 146, 17 mai, pas de fièvre.

Le 18 mai, la température remonte,

Le 19 mai, nouvel accès fébrile à 39%5 avec nouveau frisson et nouvelle éruption cutanée.

Le 20 mai, nouvel accès à 3808 et nouvelle éruption.

Le 21 mai, deuxième injection intra-musculaire de 1 3/4 cc. d’endoprotéine. Elle provoque l'apparition d’un frisson moins intense que lors de la première injection. La fièvre s’élève à 40c4.

Le 22 mai, température à 390, pas de frisson.

Le 23 mai, la température tombe au-dessous de 370, définitivement,

Le malade quitte le service le 3 juin, apparemment guéri, après douze jours d’apyrexie.

Depuis le malade a donné de ses nouvelles le 45 juillet, il n’a plus présenté d'accès fébrile et a pu reprendre son service de facteur.

Enfin, le 15 janvier 1936, le malade nous écrivait qu'il restait en bonne santé et qu'il continuait à exercer son métier dans une petite ville de Normandie.

Ex RÉSUMÉ : cette observation concerne un malade atteint de septicémie à méningocoques A à type pseudo-palustre, présentant depuis plus de trois mois des accès fébriles

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presque quotidiens. Une première injection d'endoprotéine s'étant avérée insuffisante, une seconde, pratiquée quelques jours après, a entrainé dans les 48 heures une chute définitive de la température. La guérison parait solidement élablie puisque depuis neuf mois qu'il a quitté l'hôpital notre sujet n’a plus présenté de manifestation fébrile.

De cette observation ressortent plusieurs points sur lesquels nous voudrions attirer l'attention.

Notons tout d’abord qu'il nous a été impossible de fixer les conditions dans lesquelles se serait effectuée la contagion. Il est évident que par sa profession même notre malade était exposé à être en contact avec des malades ou des porteurs de germes. Son médecin. il est vrai, nous a informés qu’il n'avait pas observé de cas de M. C.S. dans la région. Cela n'exclut point néanmoins la possibilité d’une contagion par l'intermédiaire d’un porteur de germes sain. Dans le même ordre d'idées, il est intéressant de constater que l’ensemencement du rhino-pharynx est resté négatif chez notre malade. Etant donné que cet ensemencement a été fait trois mois après le début de la maladie, il n’est pas impossible que le germe causal, après s'être servi du rhino-pharynx comme porte d'entrée pour contaminer l'organisme, ait cessé au bout d'un certain temps de végéter à ce niveau.

Au sujet des manifestations cliniques mêmes, les accès fébriles d'apparition irrégulière au début mais prenant peu à peu le type intermittent pseudo-palustre

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